« Rien à foutre » : Antoine Kombouaré se lâche sur son palmarès et son héritage à Nantes avant la finale de Coupe de France

Publié le 28 avril 2023 à 11:47
Abaca
Dans une interview accordée au "Parisien", Antoine Kombouaré a évoqué la finale de Coupe de France qui attend Nantes, ce samedi 29 avril.

Comme à son habitude, Antoine Kombouaré n’a pas pratiqué la langue de bois. Le coach nantais a accepté de se confier à nos confrères du Parisien, en marge de la finale de Coupe de France qui attend son club, ce 29 avril contre Toulouse. En difficulté en championnat, les Canaris peuvent rêver à une qualification en Coupe d’Europe l’an prochain en cas de victoire ce samedi. Mais alors, comment expliquer que Nantes parvienne à se hisser pour la deuxième fois consécutive en finale de cette prestigieuse compétition ? "Mon secret, c’est comme si tout était la première fois", a estimé le technicien français. "J’aime encore tellement ce métier. J’arrive le matin à l’entraînement avec le sourire. Je suis heureux et je transmets cette vitalité. Je mesure ma chance et je dis : Antoine, merci la vie. Il faut se rappeler que je viens de l’infiniment lointain, à plus de 20 000 km d’ici. Le petit Kanak que je reste sait d’où il vient. Donc je savoure et je fais savourer", a continué Kombouaré. 

"Je reste moi-même, mais je suis toujours aussi cash si j’estime que je dois l’être. Me retenir pour être politiquement correct serait une souffrance. Ce serait me mentir à moi-même. Récemment, après notre défaite à Auxerre, j’ai dit qu’on avait une équipe de merde et que j’étais un coach de merde. On sortait d’une série de huit matchs avec trois nuls et cinq défaites. Forcément, avec de telles performances pourries, il fallait nommer les choses. Mais en Coupe de France, on est une équipe de rêve", a poursuivi l’ancien entraîneur du PSG. 

Une victoire en Coupe de France pourrait permettre au coach français d’égaler la performance d’un certain Raynald Denoueix. Une motivation supplémentaire pour Kombouaré ? "Rien à foutre", a-t-il tranché d’emblée. "Je ne répéterai jamais assez que mon éducation m’a permis de comprendre que, le plus important, c’est de transmettre. Pas de briller. Je suis le petit mec qui entraîne sans s’arrêter depuis vingt ans alors qu’il n’a pas d’agent. Le plan de carrière ne veut rien dire pour moi. Une trace ? Mais je suis à Nantes où Arribas, Suaudeau ou Denoueix ont entraîné et vous croyez que je veux qu’on se souvienne de moi ? Rappelez-vous, je reste un petit Kanak de passage. Et c’est ma force", a conclu le technicien, toujours aussi modeste. 

L.C

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