La polémique était attendue, elle est arrivée. Tout récemment recruté afin de renforcer la défense de l’OL, Dejan Lovren est déjà sous le feu des critiques. Comme nous l’évoquions en début de semaine, l’ancien défenseur de Liverpool est accusé d’avoir, dans le cadre de célébrations du beau parcours croate au Mondial, entonné une chanson controversée de Marko Perkovic Thompson, un ancien combattant de la guerre d’indépendance (1991-1995), dont certaines paroles célèbrent les crimes des oustachis, ex-collaborateurs croates de l’Allemagne nazie. Il aurait également effectué le salut "Za dom spremni" ("Prêts pour la patrie") utilisé par les oustachis et interdit par la loi ou encore d’avoir eu des positions homophobes, comme le rappelait Mediapart, ce 4 janvier. Interrogé sur ces faits lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 5 janvier, Laurent Blanc s’est montré agacé. "C’est un chant nationaliste pour la libération de son pays", a retorqué le technicien français en préambule.
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"Cela paraît dur mais vous lui poserez la question. Je ne peux pas répondre à sa place", a-t-il poursuivi, avant d’interpeller directement les journalistes présents. "Ici il n’y a certainement que des personnes respectables… Vous ne connaissez que des personnes respectables dans votre entourage ? Ça ne vous paraît peut-être pas approfondi mais moi j’ai vu la chose qu’il pouvait amener en tant que joueur au club. Je pense que c’est une bonne recrue en tant que footballeur", a estimé l’ancien coach du PSG, selon des propos rapportés par RMC Sport. "Si on regarde l’homme, c’est votre jugement. Moi je regarde le sportif. J’ai vu un homme très respectueux avec sa famille, avec ses enfants et sa femme. Il faudra lui poser la question, si vous le croisez, vous le ferez. Il y a tellement de choses qui choquent en ce moment et on peut le comprendre, mais là on est dans une conférence de presse de sport", a expliqué Laurent Blanc. Il a ensuite loué les qualités de son futur défenseur, un homme qui "a connu le très haut niveau" et qui parle le français. De quoi refermer le débat ? Rien n’est moins sûr. L.C