« Il n’y a même plus de mots » : Une légende de l’OL dézingue les joueurs qu’il considère comme « surcotés »

Publié le 3 janvier 2023 à 16:02
Abaca
Un ancien et célèbre joueur de l’OL a ouvertement critiqué l’effectif actuel qui joue, selon lui, "comme une équipe de sénateurs".

Bien que les dirigeants n’aient pas encore tiré la sonnette d’alarme, force est de constater que la crise est bel et bien là à l’OL. Englués à la huitième place du championnat, pointant à seize longueurs du deuxième Lens, les Lyonnais sont à la peine et ce, depuis plusieurs saisons. A ce rythme, les hommes de Laurent Blanc pourraient encore être écartés de toutes compétitions européennes la saison prochaine. Un terrible aveu d’échec pour le club de Jean-Michel Aulas, qui a encore perdu contre Clermont, ce dimanche 1er janvier. Dans les colonnes du Progrès, Sidney Govou, ancienne légende du club qui a connu les heures de gloire de l’OL, a cartonné l’effectif actuel. "Je regarde beaucoup de matchs, je vois des équipes qui jouent pour essayer de se faire mal, de gagner. Lyon joue comme une équipe de sénateurs. Et on n’apprend pas à se faire mal du jour au lendemain", a-t-il regretté en préambule. 

"J’ai trouvé la première période de l’OL pas trop mal (contre Clermont, ce 1er janvier, Ndlr). Il aurait pu mener avec un peu plus de réussite, de précision. Mais après, l’OL s’est liquéfié. Il n’y a même plus de mots. Le talent est là, mais il manque de dépassement de soi, ce que Clermont, qui est une bonne équipe, a montré", a continué l’ex-milieu offensif. "On a changé d’entraîneur, de directeur sportif, bientôt de président, et on se rend compte qu’on voit toujours la même chose. Les joueurs lyonnais sont surcotés. Le mal est tellement profond qu’il va falloir, à un moment, que Laurent Blanc décide de n’emmener que les joueurs qui ont envie d’aller dans son projet. Les autres doivent être mis de côté", a lancé Sidney Govou. Pour conclure, il a même estimé qu’une descente du club en Ligue 2 n’était pas impossible. "Il ne faut pas se croire intouchable. L’exemple de Bordeaux existe", a déploré le septuple champion de France. 

L.C

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