C’est une campagne qui, une fois encore, n’a pas fait l’unanimité. A l’occasion de la 35ème journée de championnat et en marge de la Journée mondiale contre l’homophobie, la Ligue avait organisé une campagne. Les joueurs de 1ère et 2ème division ont notamment porté un flocage aux couleurs de l’arc-en-ciel. Mais plusieurs joueurs, à l’image de Donatien Gomis (Guingamp), Mostafa Mohamed (Nantes) ou Zakaria Aboukhlal (Toulouse), ont refusé de participer aux rencontres du week-end afin de marquer leur opposition à cette campagne de lutte contre l’homophobie. Un choix qui pose un problème selon Eric Di Meco, qui s’est exprimé ce lundi 15 mai, dans l’émission Rothen s’enflamme, sur RMC. "On se rend compte aujourd’hui qu’il y a un gros problème, en France en général mais dans le foot en particulier. La discrimination tue. Des gens meurent", déplore-t-il en préambule. "On se rend compte que la cause défendue n’avance pas, au contraire, ça recule. Il y avait (en 2022) un joueur identifié, et encore il était soi-disant blessé les autres années, c’est Gana Gueye. Mais là maintenant, il y en a cinq qui n’ont pas joué. Je te prends le pari que l’année prochaine, il y en aura autant, voire un peu plus", s’inquiète le consultant.
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Il estime que certaines prises de positions, comme celles des entraîneurs Eric Roy ou Bruno Genesio, qui s’étaient interrogés sur la pertinence de l’organisation d’une journée spéciale pour lutter contre l’homophobie, posent également des questions. "Je ne suis pas sûr que le travail de fond soit fait. Ne nous cachons pas, il y a un problème dans le foot avec ça. Si on m’explique qu’il n’y a pas d’homosexualité dans le foot, je ne veux pas le croire. Mais s’il n’y a pas de joueur qui ont fait leur coming-out dans le foot, ou si c’est très rare, c’est parce qu’il y a un gros problème par rapport à ça", regrette Di Meco. Il assure que le problème doit être "réglé à la racine, au niveau des gamins" et qu’il faut leur expliquer que "que quand ils vont porter un maillot avec un numéro arc-en-ciel, on ne leur demande pas de défiler à la gay pride mais de dire qu’ils ne veulent pas qu’on tue un gamin parce qu’il est homosexuel".
Éric Di Meco sur la polémique autour du flocage arc-en-ciel : "La discrimination en général tue. Il y a des gens qui meurent. Il faut qu’on leur explique que ça veut juste dire ‘je ne veux pas qu’on tue un gamin parce qu’il est homosexuel’." pic.twitter.com/x6ahfQ4Sz8
— Rothen s’enflamme (@Rothensenflamme) May 15, 2023
L.C