Jeudi dernier, Pablo Longoria est sorti du silence face à la grave crise que traverse l’Olympique de Marseille. Touché, le président de l’OM a notamment expliqué avoir été victime de menaces et intimidations au cours d’une réunion avec plusieurs associations de supporters : "C’était une situation désagréable, pas seulement pour moi. À côté, il y avait aussi Pedro (Iriondo, le directeur général en charge de la stratégie), Javier (Ribalta, le directeur du football) et Stéphane (Tessier, le directeur administratif et financier). Ce qui s’est produit est la conséquence de choses qui se passent depuis longtemps. Les limites ont été dépassées. Se sentir menacé, ce n’est pas bon. Je ne préfère pas rentrer dans les détails, je ne suis pas là pour la polémique, je veux juste vider tout ce que j’ai dans la tête."
À lire également
Jacques Cardoze connaît bien l’OM, puisque l’ancien journaliste de France Télévisions a été le directeur de la communication du club entre mai 2021 et février 2023. Interrogé par L’Équipe sur le climat tendu qui règne actuellement à Marseille, celui qui officie désormais comme chroniqueur de Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste a évoqué sa relation avec Pablo Longoria : "Au début, il vient d’être nommé président, on s’entend super bien, on est très proches. Pablo ‘pue le foot’ et en com’, j’appuie dessus, forcément. On sortait du Covid, de Jacques-Henri (Eyraud), qui a plein de qualités mais qui sent moins le foot, et on resserre rapidement les liens avec les supporters." Les rapports se sont ensuite détériorés entre les deux hommes à partir de l’été 2022 : "Il a créé une bulle autour de lui et j’ai perdu le contact. Quand je l’appelais, il me disait : ‘Vois avec Pedro. Quand je lui envoyais un texto, il me répondait : ‘Vois avec Javier.’ Je le considérais comme un frère… Je n’ai pas compris comment on avait pu passer d’une relation quasi fraternelle à rien ! Même pas une engueulade, coupure totale, plus de son, plus d’image. J’aurais préféré qu’il me colle au mur."
Alors que Pablo Longoria est apparu très marqué dans la presse à la suite de son altercation avec des groupes de supporters, Jacques Cardoze n’a pas éprouvé de pitié envers son ancien dirigeant : "Il m’a tellement mal licencié que moi aussi je suis suivi depuis des mois. Je prends encore des médicaments. Il a aussi fait du mal aux autres. Dans cette histoire, il y a une part de com’, je pense. Il y a beaucoup de théâtre à Marseille, notamment chez les supporters, ceux qu’on appelle les grandes bouches. Ça gueule, ça gueule… Après, c’est de l’ordre de l’intime. Je comprends très bien qu’il puisse être ébranlé… Mais il en a vu d’autres, Pablo."