Rien ne va plus à Marseille. Lundi dernier, une réunion explosive a eu lieu entre sept groupes de supporters et la direction de l’OM, au cours de laquelle fut réclamée la démission de l’ensemble du directoire du club. La discussion a rapidement tourné au vinaigre, puisque des menaces et autres intimidations auraient été proférées à l’encontre des dirigeants marseillais. Choqué, Marcelino, arrivé seulement cet été sur le banc de l’OM, a ainsi présenté sa démission. "La situation instable d’aujourd’hui indique clairement que le projet sportif pour lequel nous avons été recrutés ne peut être mené à bien", a notamment justifié le technicien espagnol.
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Face à la crise, Pablo Longoria est sorti de son silence ce jeudi 21 septembre au cours d’un entretien accordé à La Provence. Le président de l’OM est revenu sur le déroulé des événements de lundi soir : "C’était une situation désagréable, pas seulement pour moi. À côté, il y avait aussi Pedro (Iriondo, le directeur général en charge de la stratégie), Javier (Ribalta, le directeur du football) et Stéphane (Tessier, le directeur administratif et financier). Ce qui s’est produit est la conséquence de choses qui se passent depuis longtemps. Les limites ont été dépassées. Se sentir menacé, ce n’est pas bon. Je ne préfère pas rentrer dans les détails, je ne suis pas là pour la polémique, je veux juste vider tout ce que j’ai dans la tête."
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"Mon objectif était d’adresser un message pour qu’on aille ensemble dans la même direction, d’être positif. Je m’étais préparé aux critiques mais je restais optimiste quant à l’avenir", poursuit Pablo Longoria, qui ne compte pas présenter sa démission malgré le climat qui règne au-dessus de l’OM. "J’ai pu parler deux minutes, puis on m’a coupé et ça a dérapé très vite… On nous a dit : ‘Démissionnez tous les quatre, sinon c’est la guerre". Les limites ont été dépassées. En 2023, un dirigeant de n’importe quel club ne peut pas subir ces menaces. Je ne les accepte pas. Je n’ai pas eu peur, mais j’étais choqué, je considère que ce n’est pas normal. Je n’avais pas le droit à la parole. Je n’étais pas le président du club dans cette réunion. Comment dialoguer quand quelqu’un veut te prouver sa supériorité ? (…) Il y a eu des insinuations par rapport à ma famille. Tous ces mouvements sont basés sur le fait de faire peur. "Si tu fais ça, on va te calomnier, on va sortir un dossier sur toi" : vous savez combien de fois je l’ai vécu ces derniers mois ? Beaucoup. C’est pour ça aussi que j’ai décidé qu’on ouvre un audit parce que je voulais donner à mon propriétaire de la confiance, lui montrer qu’il n’y avait rien. J’ai compris que ça avait dépassé la limite."