Il a tenu à ne pas l’enfoncer. Dans une interview parue ce vendredi 20 janvier dans le journal l’Equipe, Philippe Diallo, nommé président par intérim de la FFF suite à la mise en retrait de Noël Le Graët, a épargné son prédécesseur. "Il y a eu beaucoup d’échanges pour examiner au plus près la situation nouvelle créée par le lancement d’une enquête pour harcèlement moral et sexuel concernant Noël Le Graët", a-t-il expliqué en préambule, avant de rappeler que des conclusions seront tirées sur l’instance après l’audit, qui sera rendue à la fin du mois de janvier. Il a aussi maintenu que la présomption d’innocence s’appliquait à Noël Le Graët. "À la fin des fins, les conclusions (de l’audit, Ndlr) conduiront Noël Le Graët à s’interroger, en son âme et conscience, sur sa situation", a-t-il continué. "Le comex ne dispose pas d’un pouvoir sur le président Le Graët pour le contraindre à quitter ses fonctions. Il pourra simplement exercer une pression. Ce sera à lui de juger", a poursuivi Philippe Diallo. "Il faut respecter les personnes et l’institution. Noël Le Graët a fait 50 ans dans le football avec une carrière brillante de dirigeant. Il est aujourd’hui dans la difficulté. Mais on lui doit de respecter ses propos car il nie la véracité des faits qui lui sont reprochés. Je suis soucieux de la présomption d’innocence", a estimé l’ancien trésorier général de la Fédération française de foot, selon des propos rapportés par RMC Sport.
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Il a assuré que le Comex n’avait pas eu connaissance "dans le détail" des faits reprochés à Noël Le Graët. "Il y a eu des maladresses verbales du président Le Graët ces dernières années. Le comex les connaissait puisque la presse s’en est fait l’écho", a-t-il admis, avant de balayer d’éventuelles ambitions pour rester à la tête de la FFF. "Pour l’instant, je ne suis pas du tout dans cet esprit. Mon souci est de rassurer tout le monde et d’assurer aux pratiquants que la Fédération continue sa mission", a assuré Philippe Diallo. Sur RTL, le président par intérim de l’institution a également fait le mea-culpa de l’instance. "Je voudrais quelque part m’excuser auprès de toute cette communauté parce qu’elle est attristée, parfois choquée, par ce qu’elle voit. En tant que dirigeant sportif, nous leur devons mieux. Nous devons être exemplaires lorsque l’on atteint des responsabilités importantes", a-t-il conclu.
L.C