Quels souvenirs gardez-vous sur votre première représentation au Trianon ?
Daniel Riolo C’est assez flou. Avant de le faire, j’ai passé pas mal de semaines à stresser parce que c’est quelque chose qu’on ne maîtrisait pas du tout. Le seul truc qui avait été rassurant, c’est qu’on savait que la salle était pleine. Tu passes de la satisfaction au doute, parce qu’une fois que tu sais que c’est plein t’es content, mais après tu te dis qu’il ne faut pas décevoir les gens. On n’a pas l’habitude de faire un spectacle. On se demandait si ça allait marcher. Dans la loge quelques heures avant, avec Gilbert, on n’était pas méga confiant. Une fois que tu y es, t’es lancé. À la fin, quand tu vois que les gens sont contents, t’es content aussi.
Il y a un vrai échange avec le public, ce qui est finalement totalement en accord avec l’ADN de l’After Foot…
Quand un chanteur est sur scène, il est raccord avec les gens qui viennent ! Souvent, les gens qui viennent te voir te connaissent. J’imagine que ceux qui sont venus étaient des fans. Tu sais que tu parles avec un public acquis à ta cause, mais ce n’est pas une raison pour ne pas être exigeant.
Dans votre prochain spectacle, vous allez revenir sur un grand match de l’histoire de l’équipe de France. Que souhaitez-vous apporter au public ?
Il y a les plus âgés qui vont connaître le match. Ça va les ramener dans leurs souvenirs et leur nostalgie. Pour les plus jeunes, ce qu’on veut leur raconter, c’est comment c’était cette époque-là. Il y a aussi une autre dimension, c’est la manière dont on parlait du foot à cette époque. C’est vraiment un voyage dans le temps, comme un petit livre d’histoire.
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Quel regard portez-vous sur l’influence que peut avoir l’After Foot au sein du football français ?
Ça va être notre 20e saison l’année prochaine. On ne peut pas nier que tout le monde du football sait qui on est. Plus les années passent et plus la notoriété de l’émission grandit. Récemment, il s’est passé un événement qui montre à la fois qu’on a beaucoup de force et à la fois pas tant que ça. À l’élection de la présidence de la LFP, on était 100% contre le président actuel (Vincent Labrune, ndlr) et quasiment 100% des présidents ont voté pour lui. Mais 100% du public et 100% des médias étaient contre lui. Le public peut-être totalement avec nous. En revanche, les dirigeants peuvent être méfiants à notre égard lorsqu’on va dévoiler des vérités. On a eu très peu d’influence sur eux. Même des présidents avec qui je m’entends bien, je n’ai pas eu d’influence ! C’est quand même un énorme paradoxe, c’est à se demander si les dirigeants du foot écoutent leur public !
Gilbert Brisbois a déclaré auprès de Télé 7 Jours que « l’une des grandes forces de l’After, c’est cette capacité d’associer analyse et opinion ». Partagez-vous ce constat ?
L’ADN de la radio, c’est l’opinion. Mais l’opinion, ça ne veut rien dire. L’opinion, si ce n’est pas le résultat d’un travail, d’une enquête, n’importe qui peut venir autour d’une table et donner son avis. L’opinion doit être argumentée et être le fruit d’échanges. Je n’aime pas trop ce mot, car on effectue plus un travail d’éditorialiste, un travail journalistique.
Avec quel invité rêveriez-vous d’échanger dans l’After Foot ?
D’abord, le président de la LFP Vincent Labrune, qu’il vienne défendre son bilan et nous dire pourquoi il estime qu’il a bien travaillé. En gros, voir s’il est capable de se mettre face à des journalistes qui lui posent des vraies questions et pas des journalistes qui lui cirent les pompes comme d’habitude. Ensuite, j’ai eu la chance d’échanger hors antenne avec mon idole d’adolescent, qui est Michel Platini. Je préfèrerais parler avec quelqu’un qui n’a pas été mon idole mais qui était un joueur extraordinaire, c’est Zidane. En fait, il ne parle jamais de foot, il ne parle jamais tout court ! Pourtant, je suis persuadé qu’il aurait des choses fabuleuses à raconter.