Gilbert Brisbois (L’After remonte le temps) : « L’After est devenue incontournable dans le foot français »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:35
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Figure emblématique de L'After Foot (RMC), Gilbert Brisbois sera présente sur la scène de la salle Pleyel le 11 octobre pour la seconde édition de "L'After remonte le temps". Le journaliste a évoqué avec Télé 7 Jours l'évolution de l'émission, ses rapports avec son complice Daniel Riolo mais aussi l'état du football français.

Six mois après la première édition de "L’After remonte le temps" (au Trianon, à Paris), quel regard portez-vous sur cette expérience ?

On a été bluffé. Tout d’abord, on ne s’attendait pas à ce que le Trianon soit rempli en 48h. Pour nous, c’était à la fois une joie et une pression. On s’est dit ‘mince, il va falloir être à la hauteur de ce qu’attendent les gens’. Notre communauté a rapidement répondu présent. Ensuite, il y a eu beaucoup d’interaction avec le public pendant le spectacle. Mais ça, c’est l’ADN de "L’After Foot", les auditeurs interviennent directement à l’antenne, que ça soit par le standard ou par les réseaux sociaux. C’était très agréable de retrouver ça sur scène, nos appréhensions se sont très vite dissipées et ça a été une très bonne expérience.

L’idée de renouveler "L’After remonte le temps" a donc dû arriver très naturellement…

On a toujours la volonté d’aller au contact de nos auditeurs. Il est important de travailler cette interactivité, c’est le concept fondamental de l’émission. Vu le succès de la première édition, on s’est dit qu’il fallait continuer, surtout que nous avons eu des demandes. "L’After Foot" n’est pas une émission de Parisiens, nous avons des auditeurs dans toute la France. Il faut envoyer un message à ces gens-là : l’objectif après la salle Pleyel est d’aller un peu partout. Il y a une date à Marseille le 20 décembre, une autre à Saint-Etienne le 10 janvier 2025… On espère pouvoir en faire un maximum.

Comment est venue à vous la volonté de créer ce spectacle ?

Aujourd’hui, avec Daniel (Riolo), nous considérons "L’After Foot" comme une marque. Il y a bien sûr l’émission de radio, qui devient ensuite un podcast. Nous avons aussi La Revue de l’After, qui est une émanation de l’émission. On organise tous les ans des délocalisations de l’émission à travers la France. Tout ça nous permet de faire vivre la marque. "L’After remonte le temps" est donc une déclinaison différente de la marque. On veut toujours surprendre la communauté qui nous écoute. Avec ce spectacle, on veut que les gens puissent vivre une expérience After qui n’existera jamais en podcast ou en direct sur RMC.

Comment est construit "L’After remonte le temps", que souhaitez-vous proposer aux spectateurs ?

Le concept est d’analyser un match que nous n’avons pas pu analyser dans L’After, car l’émission n’existait pas encore. Donc forcément, il s’agit de rencontres avant 2006 (année de création de L’After). Lors de la première édition, nous étions revenus sur le France / Brésil de 1984, avec Luis Fernandez qui était présent en guest. Cette fois, l’idée est de faire un autre match. Je peux juste dire qu’il s’agit d’un autre grand match de l’histoire de l’équipe de France. On se remémorera aussi quelques moments cultes de L’After, il y aura également un grand quizz avec le public…

Quel regard portez-vous sur l’évolution de L’After Foot, et la place qu’a l’émission aujourd’hui dans le football français ?

Je dois dire que ça, c’est notre grande fierté avec Daniel. En 2006, on est parti de zéro et il a fallu se battre pour que l’émission existe. À l’époque, les émissions d’après-match n’existaient pas en France. Ensuite, il a fallu prouver que ça pouvait marcher. Comme on a été la première émission du genre, on a fini par occuper un espace où il n’y avait personne. Aujourd’hui, on est le premier podcast de France, première radio de France le soir, et en plus on arrive à faire vivre notre histoire en développant la marque.

L’une des forces de L’After, c’est aussi la prise de position…

Les deux piliers de l’émission ce sont : l’expertise et l’opinion. On veut absolument développer ça dans tout ce que l’on fait. On tient à cultiver ce fil conducteur. C’est ce qui fait notre identité.

Au fil des années, le regard des grands acteurs du football français vis à vis de L’After a-t-il changé ?

Bien sûr. Au début, on avait provoqué la colère de pas mal de monde. Je me rappelle d’un président de club célèbre, qui avait appelé notre patron lors des débuts de l’émission. Il lui a dit : "Mais vous êtes fous ! Vous allez mettre le feu aux tribunes, vous ne vous rendez pas compte !". On s’est installé petit à petit dans le paysage et aujourd’hui on en fait pleinement partie. Nous sommes très écoutés par le monde du foot. Récemment, avec le dossier des élections à la Ligue de Football Professionnel : dès le lendemain de chaque émission, on recevait des messages des acteurs eux-mêmes, pour nous dire s’ils étaient d’accord ou non avec ce qui a pu se dire à l’antenne. Nous sommes devenus un acteur incontournable du foot français, du fait de notre position en terme d’audiences.

Votre duo avec Daniel, et vos personnalités, ont également fait le succès de l’émission…

Je crois que nous sommes très complémentaires. On a des caractères un peu différents, mais comme on dit les opposés s’attirent. Sur le fond nous ne sommes pas très souvent en désaccord, mais ça ne nous empêche pas de débattre ni parfois de nous engueuler (rires) Je trouve que nos formons un bon binôme, en plus nous sommes amis dans la vie donc le débat continue au-delà de l’émission.

Quel regard portez-vous sur l’état du football français, alors qu’une certaine inquiétude semble être de plus en plus présente ?

Nous, on est catastrophé. On a l’impression que notre football est globalement mal géré. Il suffit de voir comment les élections à la LFP se sont déroulées, ou encore regarder les résultats économiques et sportifs de nos clubs… C’est notre combat permanent dans L’After. On a le même but que les supporters, que les présidents, les entraîneurs… On veut voir le football français réussir. Modestement on essaye d’apporter notre pierre à l’édifice. On dénonce quand il faut le faire, on félicite également quand il le faut.

Quel invité rêveriez-vous d’avoir dans l’After Foot ?

Malheureusement, Diego Maradona ce n’est plus possible. Mais c’est de notre génération à Daniel et moi, on adore. Mais du coup, je dirais que la personnalité que j’adorerais avoir pour deux heures d’émission spéciale, voir plus, c’est Thierry Henry. Je l’adore, il a un discours sur le football qui est génial. C’est un vrai passionné qui connait tout par cœur, il a des opinions sur mille sujets… S’il nous lit : tu viens quand tu veux !

L’After remonte le temps, le 11 octobre à la salle Pleyel

Par
Aurélien Gaucher