Daniel Riolo n’est pas fan de Didier Deschamps et le fait savoir. Tandis que l’équipe de France débute son Euro le 17 juin prochain contre l’Autriche, le chroniqueur de l’After Foot a partagé sa lassitude vis-à-vis de l’état d’esprit du sélectionneur des Bleus : "Tout ce qu’il dit sur le management, on le sait depuis très longtemps. Il l’a très souvent expliqué et je crois qu’on a tous compris comment il fonctionnait de ce côté-là. On sait que là, pour le coup, il est réellement habile dans le sens où les joueurs qu’il prend vont véritablement tout donner. Il ne sera jamais trahi par les joueurs qui donneront tout pour aller chercher le résultat. Et justement, le résultat, on a compris que l’efficacité et le résultat, il n’y a que ça qui l’intéressait."
Pour Daniel Riolo, la soif de victoire de Didier Deschamps déteint sur le jeu proposé par la sélection, ce que n’approuve pas l’éditorialiste de RMC : "Ça ne change rien au fait que je n’aime pas sa vision du foot. Tout ce qu’il dit m’ennuie." Le compagnon de Géraldine Maillet estime même que Didier Deschamps ne peut qu’appliquer ses principes sur le banc des Bleus : "Il ne trouverait aujourd’hui aucune place dans aucun club. C’est dire s’il est vintage. Il est tellement vintage qu’en fait il pourrait trouver zéro taf. Et cette idée… À la limite, on s’en fout de savoir s’il retrouve une place en club ou pas. Mais il a encore récemment sorti dans un entretien cette phrase : ‘Quand tu n’as pas le résultat, on ne se souvient pas de toi.’ Ce qui est d’une bêtise absolue. On lui a dit mille fois, on a mille preuves de ça. On a France 82, France 86, Pays-Bas 74 et 78. On en a des tonnes des équipes que les gens ont adoré alors qu’elles n’ont pas gagné."
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"Je trouve que le temps est long"
"Et puis qu’est-ce que ça veut dire gagner ?", poursuit agacé Daniel Riolo. "Le Maroc n’a pas gagné la dernière Coupe du monde. Mais le fait d’aller en demi-finale, ils ont gagné des matchs pour y arriver. C’est quoi gagner ? C’est gagner au bout, c’est gagner trois matchs et t’arrêter ? En fait ça ne veut rien dire au fond. C’est là qu’en fait on est en totale opposition sur la vision et que jamais je n’aurai d’indulgence là-dessus. J’ai une indulgence pour son savoir-faire en termes de management et sur le fait que les joueurs lui donnent tout. Pas de problème avec ça. Maintenant je trouve que le temps est long."
Alors que le contrat de Didier Deschamps court jusqu’à la Coupe du monde 2026, Daniel Riolo a déclaré qu’il souhaitait voir Didier Deschamps laisser sa place bien avant, lui qui est présent depuis 2012 : "C’est pénible d’imaginer 2026. C’est très dur d’imaginer encore 2026 avec lui. C’est dur, c’est long. Je ne sais pas mais c’est comme un président, ou un entraîneur dans un club… J’ai envie de dire que pour une fonction publique, comme ça, tu ne devrais même pas pouvoir rester aussi longtemps. Tu finis par lasser les gens, va faire autre chose. Va ailleurs ! Tu as de la thune pour faire ce que tu veux, va poursuivre dans un club et va vivre une nouvelle aventure. C’est comme à la tête d’un État, dix ans… eh oh c’est beaucoup déjà !" Le spécialiste du ballon rond a déjà un nom en tête pour prendre la succession de Didier Deschamps : "Ça suffit, va-t’en ! On a envie de voir un regard frais, on a envie de voir Zidane à la tête des Bleus ! Même pour les autres, pour ceux qui pourraient prétendre à diriger cette équipe, la façon dont il l’a privatisée ça suffit ! Laisse un peu la place aux autres, laisse les autres un peu croquer. Qu’on voit autre chose, de nouveaux joueurs, une nouvelle façon de jouer, un nouveau discours. C’est bon, ça n’existe pas les mecs qui restent si longtemps."