Au bord des larmes, Éric Cantona évoque sa séparation difficile avec ses parents pour devenir footballeur : « J’ai su par la suite que… »

Publié le 4 avril 2024 à 4:33
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Présent dans En Aparté ce mercredi 3 avril, Éric Cantona s'est confié avec émotion sur son départ compliqué du domicile familial lorsqu'il avait 15 ans dans l'espoir de devenir footballeur professionnel...

C’est une étape compliquée dans la vie de nombreux footballeurs en devenir. Afin de mettre toutes les chances de leur côté pour réaliser leur rêve de passer professionnel, beaucoup de jeunes sont contraints de quitter très tôt leur famille pour rejoindre un centre de formation. Cela fut le cas pour Éric Cantona qui, à 15 ans, a dû partir de sa ville natale de Marseille pour s’installer à Auxerre dans le but se former auprès de l’illustre Guy Roux notamment. "Guy Roux, c’est le deuxième père pour moi. Je suis parti de Marseille, j’avais 15 ans à peine. Ça a été un relais de mes parents", se souvient la légende de Manchester United dans l’émission En Aparté diffusée sur Canal+ ce mercredi 3 avril. "À 15 ans, on est en pleine adolescence. Moi, mes parents étaient à 700 kilomètres, donc celui qui représentait l’autorité et qui prenait le relais sur l’éducation, c’était Guy Roux, Daniel Roland au centre de formation… Quand je dis une relation père-fils, c’est aussi tout l’amour qu’il y a autour de ça. J’avais beaucoup d’estime pour ces gens-là et je pense avoir des valeurs qu’on partageait."

Éric Cantona contient ses larmes dans En Aparté

La séparation avec le cocon familial fut loin d’être évidente à vivre pour Éric Cantona. Aujourd’hui âgé de 57 ans, celui qui s’est reconverti comme acteur et aussi chanteur s’est souvenu avec émotion de la relation qu’il entretenait avec son père et sa mère durant cette étape charnière : "À cette époque-là, ce n’est pas facile quand on part loin comme ça. Même si mes parents étaient loin, je sentais cet amour et cette attention qu’ils avaient. Ils venaient de temps en temps me voir." Au bord des larmes et la gorge nouée, Éric Cantona a ensuite poursuivi : "Quand je rentrais et que je partais, j’ai su par la suite que mon père disait à ma mère de ne pas pleurer quand je repartais après avoir passé quelques jours à Marseille, parce qu’on n’avait pas beaucoup de vacances. Et c’est vrai qu’elle n’a jamais pleuré. Elle pleurait quand je ne pouvais plus le voir, parce qu’il fallait que je parte avec le cœur léger. Le seul but, c’était que j’aille au bout de mon rêve. C’est important l’entourage, c’est aussi important que celui qui va nous apprendre la technique, la tactique, tout ce qu’on veut."

Par
Benoît Lesueur