Ancienne cycliste professionnelle entre 2009 et 2015 avec notamment un titre de championne de France sur route remporté en 2012, Marion Rousse est aujourd’hui l’une des voix emblématiques du vélo français. Depuis 2017, celle qui s’est reconvertie comme consultante commente entre autres le Tour de France sur France Télévisions, aux côtés d’Alexandre Pasteur et de Laurent Jalabert. Un rendez-vous important pour lequel se prépare ardemment chaque année celle qui partage la vie de Julian Alaphilippe, comme elle le raconte dans un entretien pour Télé Poche paru ce 26 juin : "Il ne faut pas s’installer dans une routine. C’est la plus belle course du monde et une caisse de résonance incroyable. Tu te dois d’être performante car on te confie une telle responsabilité. C’est une constante remise en question et, surtout, il y a beaucoup de taf derrière."
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Un goût pour le travail qui vient notamment des débuts compliqués vécus par Marion Rousse lors de son arrivée dans le monde du cyclisme masculin. Victime de plusieurs préjugés liés à son sexe et à ses relations avec des coureurs du peloton (elle a partagé la vie de Tony Gallopin avant de rencontrer Julian Alaphilippe, ndlr), la consultante de 31 ans ne cache pas avoir eu une certaine appréhension pendant sa reconversion : "J’avais tous les a priori. Mais, les préjugés, tu les casses en bossant et en faisant la démonstration du contraire. Ma crainte quand je suis arrivée, c’était que ça n’existait pas une femme qui commentait du cyclisme masculin. Quand tu es la première, tu te demandes si les gens sont prêts. Ça restait un milieu très macho. Au final, quand tu mets les bonnes personnes à la bonne place, ça matche. Ils l’ont compris: j’ai assez souffert sur un vélo pour pouvoir en parler aussi bien qu’un homme."
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Tandis que le départ de la Grande Boucle sera donné le 1er juillet prochain à Bilbao, Marion Rousse a imaginé l’identité que pourrait prendre le vainqueur de la course: "Un grimpeur. C’est une édition très difficile, d’abord parce que le Tour part de Bilbao au Pays basque avec deux étapes montagneuses d’entrée de jeu qui pourraient réserver leur lot de surprises. Les Pyrénées, dès la première semaine, c’est rare, donc les coureurs vont devoir garder leur forme du début jusqu’à l’arrivée."
N.O