En juin 2022, vous vous êtes gravement blessée au pied. Cela a-t-il encore un impact sur votre jeu ?
Tonya Kinzinger : Je crois que pour Janet, mon personnage, les joggings sur la plage, c’est fini ! Idem pour le port de talons, car j’ai dû passer aux baskets. Je souffre toujours énormément et, quasiment un jour sur deux, je fais de la rééducation. Je ne veux pas me laisser aller au défaitisme, même si les chirurgiens que j’ai consultés ne savent pas s’ils pourront sauver mon pied.
La rencontre avec ces médecins a-t-elle nourri votre personnage ?
Avant même de débuter la série, j’étais allée à la rencontre du personnel hospitalier pour me renseigner. Plus récemment, j’ai vu, dans un hôpital de Montpellier, la salle d’attente qui servait aussi de salle de réveil. Je n’avais jamais vu ça. Quand je suis arrivée dans mon beau décor d’hôpital, j’ai trouvé le lieu idyllique, bien loin de la réalité.
Janet va-t-elle succomber au charme de son patient, le père Sylvio (Marcel Gonzales) ?
Ça se complique, en effet… Au début, elle ne voit aucun danger : il est prêtre, et ils partagent la passion de la médecine. Quand elle réalise qu’il a des sentiments pour elle, elle tombe des nues. Et puis, Janet ne supporte pas les crises de jalousie de Clément Becker, c’est peut-être ce qui va mettre son couple en danger…
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Elle est pourtant bienveillante avec Becker (joué par Yvon Back) quand il a des problèmes. Dans votre quotidien, vous êtes aussi attentionnée quand vous êtes amoureuse ?
Oui, je le suis avec tous les gens que j’aime. Et, dans la vie, je suis beaucoup plus empathique qu’elle.
Comme Janet, vous êtes passionnée par votre métier…
Oui, mais avec une énorme différence : Janet a privilégié son métier, au détriment de sa fille, Emmy (Salomé Granelli). Son grand échec, c’est de ne pas l’avoir récupérée. Elle n’a pas su être une bonne mère. Alors que pour moi, être mère, c’est ma priorité.
Et comme Janet, êtes-vous jalouse ou méfiante vis-à-vis des ex de votre compagnon ?
Heureusement, je n’ai pas une Claudine dans les pattes (la première femme de Becker dans la série, incarnée par Catherine Wilkening, ndlr). Plus jeune, je pense avoir été jalouse. Je n’ai pas aimé ça et j’ai beaucoup travaillé là-dessus. La jalousie peut devenir une maladie. Aujourd’hui, je pense ne plus l’être. En revanche, je ne supporte pas que l’on me manque de respect.
Après Saint-Tropez, pour Sous le soleil (TF1), Montpellier est-elle devenue votre ville de coeur, grâce à Un si grand soleil ?
Montpellier a une richesse culturelle. J’aime me promener dans le quartier de l’Écusson, la jolie partie piétonne où l’on peut se perdre dans les petites rues. Je vais aussi en Camargue, chez des amis, monter à cheval au milieu des taureaux.
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Quels sont vos autres projets ?
Je joue au théâtre dans Bas les masques, avec Patrice Laffont, et travaille sur un projet de spectacle de Séverine Ferrer, La Voie des femmes, où chaque comédienne a écrit un texte très personnel. J’ai choisi d’écrire sur la perte de mon enfant, un drame que j’avais évoqué lors de Danse avec les stars (TF1). Sinon, j’ai une touche pour un film indépendant aux États-Unis, je croise les doigts…
Un si grand soleil, lundi 14 août à 20h45 sur France 2