Comment avez-vous réagi en apprenant que votre personnage Swann allait mourir ?
Aurélien Wiik : Est-ce qu’il est mort ? C’est ça, la question ! Il y a du sang, mais… On ne sait pas, en vrai. On ne sait pas du tout ! C’est le suspense. J’ai eu une surprise assez grande. Je ne m’attendais pas du tout à ça, j’ai beaucoup aimé l’écriture de la fin de la saison. Et je pense que c’était le cas pour beaucoup d’acteurs de la série. J’ai dû l’apprendre aux deux tiers du tournage.
L’accident de Swann est la dernière séquence qui a été tournée pour la série…
Le dernier jour de tournage était hyper émouvant, autant avec les équipes qu’avec les acteurs. D’autres étaient au studio à Marseille. Ils ont terminé dans la matinée, et tout le monde est venu à La Ciotat pour se retrouver, s’applaudir et célébrer cette fin de tournage. On a tous appris à se connaître et on a rencontré beaucoup de gens merveilleux. On avait nos habitudes, tout le monde s’entendait très bien… C’était énormément de joie et d’émotion, vraiment. C’était super beau. Avec beaucoup de sang, mais très beau… J’ai passé beaucoup de temps au sol avec du sang sur la tête ! (Rires)
Avez-vous aimé jouer le rôle de l’antagoniste tout au long de la saison ?
Passer des mois à être méchant avec tout le monde, ce n’est pas le plus agréable. À chaque fois je me disais "il est vraiment vilain, celui-là" ! Certes, c’est un plaisir de jouer cela. C’est juste que quand je voyais ce que les autres tournaient ensemble, ça donnait envie de s’amuser un peu plus, d’être davantage dans la comédie. Car j’en ai fait quand j’étais plus jeune et je crois que les gens l’ont un peu oublié. Malheureusement, on ne m’en propose pas assez. On a oublié que je suis quand même très marrant, comme gars ! (Rires) Moi, j’adore déconner sur le plateau.
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Comment vous entendiez-vous avec votre partenaire à l’écran, Flore Bonaventura (Iris) ?
Je la connais depuis plus de 20 ans. On avait déjà tourné deux fois ensemble. Il fallait qu’on trouve dans chaque scène une autre manière d’aborder notre relation, pour ne pas que ça se ressemble trop. C’est une super actrice qui construit beaucoup ce qu’elle fait. On ne l’avait pas vraiment vue dans la comédie jusqu’à présent et j’étais très agréablement surpris. Quand j’ai vu ses scènes avec les autres acteurs, je lui ai envoyé beaucoup de messages pour lui dire bravo. Je la trouve remarquable, j’espère que ça va lui apporter d’autres rôles dans ce genre-là. Elle a quelque chose d’étonnant et d’unique dans sa manière de déséquilibrer une scène et de transformer l’humeur d’une scène en quelques secondes.
Seriez-vous prêt à jouer dans un autre feuilleton après TP2L ?
Tout de suite ? Non. Ce n’est pas ce que je veux pour maintenant. Là, j’y suis allé parce que c’était spécial et que je suis abonné des projets qui n’ont pas été faits avant. Quand j’ai fait L’Épervier, qui était une grosse série sur des pirates, ça n’existait pas. Quand j’ai fait Inquisitio, c’était un truc moyen-âgeux vraiment impressionnant qui n’existait pas ! J’aime les trucs nouveaux.
Vous serez bientôt au casting de Monsieur Parizot sur TF1 et la saison 6 d’Astrid & Raphaëlle sur France 2. D’autres projet ?
J’ai une aventure personnelle qui m’attend dans quelques semaines, qui est très nouvelle pour moi… Parce que j’attends un bébé ! Pour l’instant, je suis concentré là-dessus et j’ai un autre projet personnel, qui est la création d’une chaîne YouTube sur la culture et l’art. On va faire des émissions qui vont suivre des artistes dans leurs ateliers, dans leurs tour-bus, sur les festivals, dans des concerts. On va aussi faire des créations digitales et beaucoup de collaborations entre des musiciens, scénographes, danseurs, chanteurs, artistes contemporains… Ce sera des immersions, comme si on allait prendre les téléspectateurs par la main pour les emmener dans des endroits où ils n’ont pas accès et ne pourraient jamais aller. La chaîne s’appellera Palocha, c’est un mot quechua qui signifie "retrouver la joie". C’est un très gros projet qui me tient à coeur.
Après avoir chanté sur scène et dans Tout pour la lumière, comptez-vous continuer la musique ?
J’ai une chanson qui va sortir bientôt dans une compilation avec d’autres artistes français et internationaux pour le livre de la photographe Amélie Chopinet. Après, j’essaie de créer un groupe, mais on cherche encore notre sonorité, donc ce n’est pas pour tout de suite. Je n’ai pas vocation à devenir un chanteur dans un label. J’aime le live, je n’aspire qu’à être sur scène.