On avait quitté un Jérôme brun aux yeux marron, on le retrouve blond aux yeux bleus…
François-David Cardonnel : Le soleil tape très fort en Afrique du Sud, où il vit depuis des années. C’est une explication… (Rires)
Plus sérieusement, avez-vous eu un peu d’appréhension à reprendre un rôle déjà si incarné ?
J’ai pris ça comme un challenge. Je pense que certains fans seront surpris, voire déçus. Mais, à un moment donné, d’autres se diront peut-être que ce Jérôme-là est intéressant. De mon côté, je n’ai pas cherché à singer Benoît Michel. J’ai pris la liberté de me dire, qu’après toutes ces années, le personnage aussi avait changé.
Ce retour inattendu n’est-il pas sans créer des tensions avec Clem (Lucie Lucas), notamment par rapport à la garde d’Emma (Elina Solomon) ?
Absent pendant des années, Jérôme arrive avec ses gros sabots et des idées reçues sur ce que signifie être père. Ne voulant donner que le positif à sa fille, il cherche plutôt à devenir son pote. Contrairement à Clem, qui, elle, a bien les pieds sur terre quant à l’éducation d’un enfant. D’où leurs désaccords.
Dans cette saison 12, le jeune Valentin (Thomas Chomel) intègre une école de dessin. Vous-même, vous avez un bon coup de crayon…
Autodidacte, je fais des dessins miniatures. Je travaille avec des stylos très fins ou au fusain. Je relie ça à ma passion pour l’Histoire et l’architecture. Dans Clem, Thomas et moi avons une scène où je commente ses croquis. J’ai ainsi improvisé en utilisant des termes un peu techniques : ligne de fuite, ligne d’horizon… C’était assez marrant.
Et vous, quelle est votre ligne d’horizon professionnel ?
Je serai bientôt sur M6, dans un programme court, humoristique, ayant pour décor le milieu scolaire.
Koh-Lanta, ça vous évoque quoi ?
Une période de ma vie. Déjà loin, maintenant. Mais, évidemment, je regarde l’émission.
Interview Frédéric Lohézic