Clem (TF1) – Agustín Galiana : « Adrian fait une petite crise de la quarantaine »

Publié le 28 mars 2022 à 12:43
Dans la saison 12, le proviseur joué par Agustín Galiana a plus que jamais l’intention de croquer la vie à pleines dents.

Adrian tombe sur le journal intime d’Antonio, son père, décédé six mois plus tôt. Que va-t-il découvrir ?

Agustín Galiana : Toutes les choses que son père aurait voulu faire dans sa vie. Cela lui donne des idées. On peut dire qu’il fait une petite crise de la quarantaine.

En poussant un peu les limites ?

Il fait quelques folies qui vont créer des problèmes avec son fils, sa famille et sa petite amie Amélie (Karine Testa).

Dans les saisons précédentes, Adrian focalisait beaucoup sur son fils. Là, c’est sur son père, quitte à négliger ses relations sentimentales. N’en fait-il pas trop ?

Adrian est né sous X. Pour lui, les liens familiaux sont d’autant plus primordiaux. Mes parents ayant divorcé quand j’étais très jeune, je comprends son attitude. Je ne suis pas papa, mais j’imagine que j’agirais pareil si j’avais un fils. Mais à force de vouloir constamment se rapprocher de ce père disparu, Adrian va se perdre un peu. Par chance, cela entraînera également des situations très drôles, propres aux fondamentaux de la série.

À l’image de ces séquences où Adrian se met à l’apnée, en piscine. Vous êtes-vous préparé spécialement pour ces scènes ?

J’ai suivi une petite formation. Cela demande beaucoup de concentration. Parfois, j’avais l’impression que j’allais mourir asphyxié. (Rires) Je tiens 55 secondes. Ce qui n’est déjà pas si mal.

Adrian fait sienne une devise de son père : « Savoir, penser, rêver. » Cela vous inspire-t-il ?

Oui, maintenant que je sens que les choses se stabilisent dans mon travail. Pour pouvoir rêver, il faut beaucoup travailler. (Rires)

Jusqu’à présent, vous étiez le « beau gosse du casting ». Cette année, la concurrence est rude, avec l’arrivée de François-David Cardonnel (photo à droite), dans le rôle de Jérôme, un ex de Clem. Pas trop jaloux ?

Mais pas du tout ! Il y a tout de suite eu une alchimie, comme deux potes qui se retrouvent. Je l’avais vu jouer dans Le Bazar de la Charité. Là, oui, je peux bien le dire, j’avais été jaloux de son rôle (celui d’un journaliste, ndlr). Je ne savais pas qu’il s’agissait d’un ancien candidat de Koh-Lanta. Je n’avais donc aucun a priori. Je trouve très bien de casser ainsi les stéréotypes. Je dis merci pour cette découverte, car il est vraiment bon comédien.

En plus de vous voir dans Clem, on vous suit depuis un an et demi dans Ici tout commence… Au lancement de celle-ci, vous craigniez que le public n’adopte pas votre personnage, Lisandro… Rassuré ?

Super rassuré ! D’autant qu’à travers mon rôle, je suis parfois dur avec les élèves de l’Institut. Malgré cela, les gens viennent me témoigner leur enthousiasme. Les Français, comme les Belges, avec moi, vous êtes… Je ne trouve pas les mots.

Vous ne trouvez même pas les mots en breton, vous qui, dans le jury, plébiscitiez le groupe Alvan & Ahez, pour représenter la France à l’Eurovision de la chanson ?

On ne comprenait rien, mais ça fonctionnait. En Espagne, on a eu, un jour, un groupe qui chantait en galicien. Il n’a pas été retenu. Alors, je me suis dit que ce serait bien de donner leur chance à ces jeunes Bretons. De faire découvrir aux autres pays un visage moins connu de la France.

Interview Frédéric Lohézic

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