Dans quelles circonstances Hannah, votre personnage, intègre-t-elle cet épisode spécial de Section de recherches ?
Claire Borotra : C’est une amie de longue date de Jeanne (Fabienne Carat), qui est gendarme dans les Alpes. Au milieu de l’hiver, Hannah part en vacances dans un chalet pour faire du ski. Mais un corps est retrouvé dans un petit village. Elle va donc enquêter, avec l’aide des membres de la section.
Si l’on interrogeait ses collègues à son sujet, que diraient-ils ?
Qu’elle est très honnête et loyale et qu’elle a un caractère bien trempé ! Hannah peut même avoir des réactions très tranchées quand on la lui fait à l’envers. Elle déteste ça !
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C’est ce qui va pourtant arriver quand elle enquête avec Martin (joué par Xavier Deluc) sous la couverture d’un couple de restaurateurs…
Tout à fait ! Martin fait ce qu’il veut sans jamais l’écouter, alors qu’elle est censée diriger les choses. Ça l’agace vraiment… Comme ils n’ont pas la même façon de fonctionner, leur relation part sur des bases tendues. En plus, ils sont censés être en couple, alors qu’il n’y a rien entre eux.
Leur duo fait donc des étincelles ! Avez-vous apprécié ces « confrontations » qui empiètent sur le terrain de la comédie ?
Oui, je me suis beaucoup amusée ! L’enquête, c’est un passage quasi obligé, parce que le public aime la résoudre aux côtés des personnages. Mais ce que je trouve jubilatoire à jouer, ce sont ces situations de conflit avec l’humour et la tendresse qui en découlent. Les deux sont, pour moi, indissociables et essentiels. Par les temps qui courent, on a vraiment envie, voire besoin de légèreté.
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Un mot sur le tournage en décembre dernier, dans une Savoie enneigée…
La région, que je connaissais pour y avoir tourné Les Randonneuses (avec Clémentine Célarié, sur TF1, ndlr), est sublime ! En revanche, on a eu très froid. Là-bas, ça descend jusqu’à – 25 °C ! Mais on a rencontré des gens merveilleux, mangé des raclettes au point de se transformer quasiment en fromage fondu, et découvert des lieux incroyables. Il y a une petite dimension d’aventure quand on tourne dans des décors rares et peu accessibles.
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Vous vous qualifiez de dévoreuse de bouquins et avez cocréé un festival à Biarritz, dédié à la lecture. Que représente la fiction pour vous, dont le métier est de raconter des histoires ?
Je suis heureuse de permettre aux gens de s’évader du quotidien par ma profession. Mais lire, c’est mon oxygène. Le festival s’appelle L’Invitation aux voyages (du 10 au 12 octobre), parce qu’ouvrir un livre est la façon la plus écologique et la moins coûteuse de partir dans un autre pays, à une autre époque. Je suis très fière de pouvoir, à travers cette manifestation gratuite, donner accès à la culture à tous.
On vous verra bientôt sur France 3 dans la saison 4 de Face à face. Que pouvez-vous nous en révéler ?
À la fin de la saison 3, Vanessa (Constance Gay) était kidnappée. Sans vous donner le dénouement de l’histoire, je peux vous assurer que ces six épisodes sont intenses, avec beaucoup d’engueulades, d’humour et de super guests. Pour le reste, je vais réaliser, au printemps, pour France 2, mon premier téléfilm, qui traitera du management toxique.
Section de recherches, jeudi 23 octobre à 21h10 sur TF1