Rendez-vous avec le crime (France 3) – Arié Elmaleh : « J’aimerais que l’on me propose plus de personnages fragiles, instables, en souffrance »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:29
© Nicolas VELTER - France Télévisions - Page 36
INTERVIEW. Ravi de retrouver son rôle de Samson dans cette série policière, l’acteur nous en dit plus sur ce troisième volet, tant attendu.

Les deux premiers épisodes ont attiré plus de 4 millions de téléspectateurs. Êtes-vous confiant ou stressé pour cette nouvelle soirée ? 

Arié Elmaleh : Il y a forcément une forme d’injonction à maintenir de bons résultats et à transformer l’essai. Ce que je peux vous dire, c’est que nous avons tous pris un plaisir immense à retrouver nos personnages et à tourner cette nouvelle enquête. 

Un décor rural pour les intrigues, une vieille Citroën pour l’héroïne… Cette série a un air de « France d’antan ». Pensez-vous que cette nostalgie participe à son succès ? 

On m’a souvent dit que j’étais lunaire, que j’incarnais le bon pote… Sans l’avoir décidé, je me retrouve dans une série qui dégage une certaine naïveté. Il y a une candeur attachante chez les personnages qui rend la série si spéciale. Quelque chose de tendre et de léger, très agréable à tourner et à regarder aussi je pense. 

Lila, l’acolyte de Samson, est interprétée par Sophie de Fürst. Quelle énergie incroyable ! 

C’est une pile électrique ! (Rires) Elle ne s’arrête jamais, elle parle vite et tout le temps ! Mais c’est aussi quelqu’un de très joyeux, de positif et ce sont des qualités précieuses lors d’un tournage qui dure presque trois mois. On a travaillé dans un climat de joie, insufflé aussi par Laurence Katrian, la réalisatrice des épisodes 3 et 4. On a bien ri, et moi, j’ai besoin de faire des blagues, même quand on tourne des situations dramatiques. Cela me permet de prendre du recul et d’aller encore plus loin dans le jeu. 

La tension amoureuse est de plus en plus palpable entre Lila et Samson… À quand une idylle entre les deux acolytes ? 

On ne sait pas ! Nous verrons dans les épisodes à venir, si le public en redemande, bien entendu… 

Le samedi 4 octobre, on vous retrouvera sur Paris Première, à 21 h, dans la pièce L’Amour chez les autres, d’Alan Ayckbourn. Avez-vous d’autres projets sur les planches ? 

Pas pour l’instant, et je cherche d’ailleurs une pièce dans laquelle jouer. C’est là qu’on trouve toute l’intensité du métier de comédien. Ce sont toujours des moments de symbiose avec le public et un éventail de sensations et d’émotions très fortes. J’ai eu la chance de jouer des rôles assez intenses et complexes comme dans la pièce Irrésistible, de Fabrice Roger-Lacan. J’ai envie de revenir à ça. J’aime les héros torturés, fous. Je suis fasciné par ces gens normaux qui, un jour, basculent. J’aimerais que l’on me propose plus de personnages fragiles, instables, en souffrance. Mais que voulez-vous, j’ai un goût pour l’harmonie et le bonheur ! (Rires) 

Vous avez eu 50 ans en début d’année. Comment avez-vous vécu ce passage ? 

Très bien ! Mes amis sont les mêmes, mes enfants vont bien, et je me lève sans trop de difficultés le matin ! J’ai la chance de travailler avec de jeunes comédiens, et c’est très enrichissant. Chaque âge a une place à prendre, et les femmes quinquagénaires ne devraient pas être exclues. Beaucoup d’amies comédiennes souffrent d’être moins appelées pour tourner. Les hommes vieillissent, les femmes aussi. Il faut l’accepter et ne pas les invisibiliser. 

Rendez-vous avec le crime, mardi 7 octobre à 21h10 sur France 3

Par
Adeline Quittot