Nicolas Gob (L’art du crime) : « La plus belle oeuvre d’art dont je me délecte, c’est le jeu avec ma partenaire »

Publié le 3 février 2025 à 10:03
©Jean-Philippe BALTEL - Gaumont - France Télévisions
INTERVIEW. Le capitaine Verlay a beau résoudre brillamment les enquêtes criminelles avec son acolyte, historienne de l’art, il galère pour lui déclarer sa flamme…

Au cours de cette nouvelle saison, Antoine Verlay va-t-il enfin agir pour que Florence (Éléonore Bernheim) succombe à son charme ? 

Nicolas Gob : C’est la question à laquelle je ne vais pas pouvoir répondre. Mon personnage va-t-il enfin être objectif, se rendre compte que cette histoire n’avance pas, renoncer pour aller vers de nouveaux horizons ? C’est la problématique. 

Puisez-vous dans votre vécu pour jouer ce séducteur perturbé par une femme qui lui résiste ? 

Il n’est pas si séducteur, et elle ne lui résiste pas tant que ça. Ils sont attirés malgré eux l’un par l’autre. Je n’ai rien à voir avec ce type, grand bien me fasse. Je suis plutôt enclin à parler de mes émotions, j’ai une vraie part de féminité. Je suis beaucoup plus sensible que Verlay, ce qui n’empêche que j’adore l’incarner. 

"La plus belle oeuvre d’art dont je me délecte, c’est le jeu avec ma partenaire"

Cette nouvelle enquête vous mène au château de Chantilly, dans l’Oise, et au musée du Louvre. Êtes-vous encore impressionné par la beauté des décors ? 

Ces lieux sont magnifiques, mais on s’accommode, on est comme à la maison. La plus belle oeuvre d’art dont je me délecte, c’est le jeu avec ma partenaire. Je suis beaucoup plus focalisé sur les petites choses à inventer, sur la moindre virgule où rebondir. C’est le kif absolu. Cela m’anime davantage que les endroits où l’on tourne, même s’ils sont effectivement sublimes. 

Êtes-vous devenu incollable sur les peintres renommés qui inspirent les intrigues ? 

Honnêtement, non. À l’école, j’étais très mauvais, car je n’apprenais que ce que j’avais envie d’apprendre. Avec l’art, c’est pareil, je suis sensible à l’émotion suscitée quand je regarde une oeuvre, mais pas à son histoire ou au message qu’a voulu faire passer l’artiste. J’étais déjà sensible à l’art avant cette série : j’ai Basquiat, l’un de mes artistes contemporains préférés, tatoué sur le bras ! 

La série fait aussi des adeptes aux États-Unis, en Chine et au Japon. Ce succès international vous étonne-t-il ? 

Non, car la série montre la France, Paris et notre richesse culturelle. Elle répond aussi aux codes universels, tels que le good cop et le bad cop. Je ne suis pas blasé, mais ce rayonnement est assez logique. 

Vous avez tourné dans Ma mère est une espionne. De quoi s’agit-il exactement ? 

C’est une comédie qui sera diffusée sur M6, avec un beau scénario sur le monde de l’espionnage, à la fois drôle et poignant. Je donne la réplique à Marie Gillain et à Arnaud Ducret.

Avez-vous d’autres projets ? 

Oui, je suis en train de finir de jouer dans la série La Vallée en danger, avec Thierry Godard et Anne Charrier, pour France 2. Et juste avant celle-ci, j’ai tourné Le Combat d’Alice, toujours pour France Télévisions, où je joue le père d’une adolescente à la dérive, qui se radicalise sur le plan écologique. 

Quel regard vos enfants portent-ils sur votre profession ? 

Quand un téléfilm passe à la télé, on le regarde en famille, mais je ne suis pas du style à me gausser… Je parle peu de mon métier. D’ailleurs, mes enfants ont l’habitude, ils conceptualisent la chose quand on m’arrête dans la rue pour prendre des photos. L’éveil se fait progressivement pour mon fils de 6 ans. Ma fille de 13 ans, elle, trouve plutôt cool que je sois acteur.  

L’Art du crime, lundi 3 février à 21h10 sur France 2

Par
Corinne Calmet