Qu’est-ce qui attend le gendarme Victor Ferrer, votre personnage dans ces deux derniers épisodes ?
Nicolas Gob : Il va être ébranlé dans ses certitudes et tomber de haut. L’enquête qu’il mène le touche personnellement, il y travaille depuis des années. Sa résolution lui importe presque plus qu’à qui que ce soit d’autre. À un moment, par désespoir, il va avoir envie de laisser tomber. Mais il s’y replonge, un peu malgré lui, motivé par les parents de Lucie, toujours portée disparue, et par Alix (Barbara Cabrita).
Entre Alix et lui, le premier contact était pourtant tendu…
Comme dans de nombreuses séries, les choses débutent sur cette fameuse distance entre les deux héros. Mais on sait qu’elle finit souvent par se transformer. Et c’est ce que l’on a joué. Au gré des circonstances, la latence amoureuse va se concrétiser en relation, sans qu’Alix et Victor ne l’aient vraiment cherché.
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Vous avez souvent exprimé votre désir de changer de registre. Vous voilà pourtant dans l’uniforme d’un gendarme… Est-ce une fatalité ?
Travailler en est une ! Si l’on ne me propose que ce type de rôles, il faut que je les accepte et que je me réinvente. À l’inverse d’Antoine, que j’incarne dans L’Art du crime (sur France 2), Victor est très réservé, presque effacé. Ses phrases sont monolithiques. J’ai été ramené à quelque chose de simple, qui définit cet homme.
Le tournage s’est déroulé à la montagne. D’après le réalisateur, c’était un challenge… Êtes-vous d’accord avec lui ?
C’était très intense pour les techniciens. Mais nous, les acteurs, nous sommes toujours choyés ! (Rires) Et puis, ça fait vingt ans que je me prépare pour être taillé dans la roche, grâce au sport. J’ai envie de participer à des films d’action pour opérer un vrai travail physique. J’ai pu le faire un peu sur ce projet, avec des séquences de courses-poursuites…
Vous jouez avec une chienne, Choupette : un autre défi ?
Ce qui est surtout compliqué, c’est d’accepter qu’un chien soit meilleur que vous ! (Rires) Ce constat posé, il s’est créé entre nous un rapport assez privilégié. Choupette n’est pas un chien de cinéma, elle appartient à une membre de l’équipe. Au départ, elle a dû s’habituer à ma voix, à ma présence. Mais, rapidement, elle s’est sentie en confiance et écoutait tout. Il arrivait même qu’elle se mette en place avant d’entendre « Moteur » !
Le 4 février, c’est la Journée mondiale contre le cancer. Où en est votre projet de film sur cette maladie dont vous avez souffert ?
J’en termine l’écriture. C’est un drame social, sur l’histoire de deux frères, avec le combat de l’un, frappé par la maladie, et celui de l’autre, pour réaliser le rêve de son aîné, à travers une compétition de boxe.
Par ailleurs, quid de L’Art du crime (France 2) ? Pouvez-vous nous dire, notamment, comment va évoluer l’amitié amoureuse entre Antoine Verlay et Florence Chassagne (jouée par Éléonore Bernheim) ?
Je ne peux pas vendre la mèche. Il faudra regarder le prochain épisode, consacré à Botticelli, pour en savoir plus ! (Rires) Nous tournerons la saison 8 en avril. Avec Éléonore, on adore se retrouver sur le plateau. L’Art du crime, c’est le rendez-vous du lâcher-prise, la recherche de l’inventivité. C’est extraordinaire à jouer !
Rivière-Perdue, jeudi 25 janvier à 21h10 sur TF1