Présentée en avant-première à Séries Mania 2024 puis au Festival de la Fiction de La Rochelle 2024, la minisérie Murder Club a enfin été lancée ce mardi soir sur M6. Les téléspectateurs ont ainsi pu découvrir les deux premiers épisodes (sur quatre) de cette comédie policière suivant Amelia (Tiphaine Daviot), une jeune recrue de la Crim’, faire équipe avec un ancien profdiler à succès déchu – Daniel joué par Eric Cantona -, pour trouver la trace d’un tueur en série.
Murder Club : les murderabilia, une invention ou une réalité ?
(Attention spoilers pour ceux qui n’ont pas vu le deuxième épisode) L’enquête de ce binôme improbable les mène, dans l’épisode 2, à une vente de murderabilia, comprenez d’objets liés à des meurtriers, et plus particulièrement à des tueurs en série. Pour cette scène à l’ambiance très particulière, les scénaristes ne sont pas allés chercher bien loin leur inspiration. Ces ventes aux enchères existent en effet vraiment, a précisé l’équipe de la série. "Nathalie Hug et Jérôme Camut, les scénaristes, sont des spécialistes des tueurs en série. Ce sont eux qui nous ont apporté ces arènes insolites et inconnus que sont les ventes de murderabilia, les réseaux de fans, les femmes qui entretiennent une correspondance avec un serial killer, etc… Ce qu’on voit dans la série existe", a précisé la productrice Nathalie Perus en présentant la série. "C’est sur le Dark Web, ce n’est pas vraiment autorisé et souvent les objets qui se revendent sont, comme dans la série, sortis illégalement des scellés", a-t-elle ajouté.
L’avis d’Eric Cantona sur les tueurs en série
"Nous voulions explorer la fascination qu’exercent les serial killer sur le grand public et pourquoi ils sont un peu héroïsés dans les cercles d’initiés qui naviguent en eaux troubles et qui assument cette fascination pour le crime. Mais nous voulions aussi explorer ce qui nous attire vers les faits divers", a souligné la productrice. "Nous, on ne savait même pas que ça existait", a ajouté Eric Cantona qui a un avis très tranché sur les serial killer. "Je crois qu’on l’est tous un peu et qu’on se bat pour ne pas l’être. C’est pour ça que ça nous fascine tous. Le plus grand danger de l’homme, c’est l’homme, ce ne sont pas les requins. Ceux qui déclarent des guerres sont des tueurs en série… On peut le voir comme ça", a-t-il avancé.