Comment décririez-vous maître Munchovsky, alias Munch ?
C’est quelqu’un revenu de tout et qui n’a plus rien à perdre, mais qui est fondamentalement attaché à l’humain. Elle est dans la pirouette permanente, sans doute par pudeur, et aussi pour échapper à la lourdeur de ce quotidien dans lequel elle côtoie le crime. Comme le verbe et les formules sont le propre des avocats, elle n’hésite pas à faire des bons mots et à tacler. Mais il y a toujours de la tendresse chez elle.
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"Si on ne fait que les innocents, on va bien se faire chier…", lance-t-elle. Cette phrase, c’est un peu sa maxime, non ?
Oui. Mais elle défend aussi ceux qui ont crevé des pneus, cela la détend. Munch accepte tout car, ce qui l’amuse, c’est la rencontre avec les gens, leur dramaturgie. C’est d’ailleurs pour cela que son équipe est constituée de personnes « récupérées » sur d’anciennes affaires, comme sa standardiste ou son enquêteur. Elle aime bien cette idée de la deuxième chance.
Munch : Isabelle Nanty évoque la vraie histoire du personnage
Munch est une femme que l’on découvre mystérieuse…
Vous savez, personne ne connaît la vie des gens de son propre immeuble ou bien celle de son médecin. Dans les séries, on a tendance à trouver que les personnages traînent beaucoup d’histoires, mais c’est comme ça dans la vie ! Ses mystères resteront des secrets. Tout simplement pour permettre au spectateur de se projeter lui-même dans le personnage. Si je me suis raconté la vraie histoire de Munch, on ne la racontera jamais, mais elle transpire, dans ses réactions, son aversion de la lenteur judiciaire.
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Auriez-vous aimé exercer le métier d’avocat ?
Dans l’imaginaire de ma vision de l’avocat, je dirais oui, mais dans son quotidien, non. Cela n’aurait pas correspondu à mon rythme. Je n’aime pas être dans un bureau ou lire des dossiers. Mais, en tout cas, j’ai une grande admiration pour eux. C’est bien plus qu’un métier de lois, il relève de la philosophie et du spirituel.