Présentez-nous Joseph, votre personnage…
Lucien Jean-Baptiste : On pourrait dire qu’il est « la crème de la crim’ » ! La crème, parce que c’est quelqu’un de gentil, mais aussi de très fort. Et il y a ce côté « chocolat » que j’aime bien. Joseph est une référence assumée au lieutenant Columbo, sans le copier. Je suis un fan absolu de Peter Falk, et de son style, que l’on a revu à la sauce 2025. Il ne faut pas oublier que Columbo est un immigré italien, qui enquête chez des gens très riches. Il y a, chez lui comme chez Joseph, un côté David contre Goliath. Un petit homme qui, avec ses moyens, arrive à déplacer des montagnes.
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Dès le début, le téléspectateur connaît l’identité du meurtrier. Pourquoi ce parti pris ?
Pour dire que nous pouvons tous être amenés à faire une connerie. Il n’y a pas de serial killer dans cette série. Ce sont des gens qui se retrouvent coincés et qui ne voient pas d’autre issue que d’éliminer l’autre. Comme Columbo, avec son célèbre « j’suis désolé, m’dame », j’ai voulu que mon personnage distille une certaine compassion…
Parallèlement aux enquêtes, il y a un fil rouge : les rebondissements familiaux de Joseph, qui a du mal à divorcer de sa femme (jouée par Claire Borotra)…
Souvent, à la télé, les flics vivent des drames en privé. Ils sont sombres et torturés. Moi, je dis non ! Je voulais faire une comédie policière avec, justement, un couple qui s’entend bien et ne parvient pas à se séparer.
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Chaque intrigue se déroule dans un univers précis. Ce soir, Joseph enquête chez les grands chefs cuisiniers…
Je voulais un côté tuto pour le spectateur, qui découvre une « arène » spécifique et différente à chaque épisode. Parfois, je me suis inspiré de mes passions, comme le golf (dans l’épisode 3, ndlr). Pour la musique classique (épisode 5), j’ai pensé à ma fille, qui joue de l’alto. Quant à la cuisine, c’est la passion de mon fils, et ma femme, elle aussi, est dingue de gastronomie.
Dans ce premier épisode, on découvre l’actrice Dounia Coesens (Plus belle la vie, Demain nous appartient…) dans le rôle d’une cheffe meurtrière…
Je l’ai rarement vue au cinéma, et pourtant, elle casse la baraque ! Elle a un niveau de jeu extraordinaire.
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Joseph est martiniquais, comme vous. C’était important, ce clin d’oeil à votre île ?
C’est ma culture. Je suis né à la Martinique, même si je suis un « Martiniquais en carton », puisque j’ai passé plus de temps dans le Val-de-Marne qu’au bord des plages de Fort-de-France. Mais c’est aussi une question de sincérité pour mon personnage. Et puis, Joseph, c’est le nom de famille de ma mère et celui de mon cousin, qui est policier, et qui m’a beaucoup aidé sur la série.
Si elle rencontre son public et se poursuit au-delà des six épisodes, aimeriez-vous tourner en Martinique, justement ?
Je le proposerai pour la saison 2, mais cela coûte plus cher. Je ferai tout pour que ce soit possible. En revanche, j’aimerais davantage faire du « Pagnol aux Antilles » que du « Meurtres à… ». C’est-à-dire, une enquête qui se situe dans un petit village de pêcheurs, où l’on découvrirait également les traditions martiniquaises…
Joseph, jeudi 6 mars à 21h10 sur TF1