Elsbeth, une Columbo au féminin : « Je n’avais jamais regardé la série avec Peter Falk… » avoue Carrie Preston

Publié le 8 janvier 2025 à 9:30
Personnage secondaire et haut en couleurs dans The Good Wife et The Good Fight, l’avocate Elsbeth Tascioni est désormais l’héroïne de sa propre série : Elsbeth, dont la première saison est diffusée tous les mercredis à 21h10 sur TF1. Rencontre avec son interprète, lors de son passage au Festival de Télévision de Monte-Carlo

Après avoir été guest dans The Good Wife, puis The Good Fight, comment avez-vous réagi en apprenant que vous alliez avoir votre propre série ?

Carrie Preston. J’avais joué Elsbeth de manière sporadique jusqu’ici, puisqu’elle était apparue dans 19 épisodes, étalés sur quatorze ans. J’étais très honorée qu’on m’accorde cette confiance, mais aussi très nerveuse. En réalité, je n’avais pas réalisé à quel point j’avais la pression, jusqu’à ce que la série soit renouvelée pour une saison 2 ! Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai réalisé qu’on avait fait du bon travail.

Derrière ses airs innocents, Elsbeth cache un secret…

Tout à fait. Elsbeth est venue à New York pour s’assurer que la police reste dans la légalité, mais elle doit également enquêter secrètement sur le Capitaine Wagner, qui est joué par le talentueux Wendell Pierce. Cela va créer un vrai dilemme chez elle, car elle est tiraillée entre ce nouveau boulot qu’elle adore, et son affection pour Wagner.

Elsbeth, une Columbo au féminin ? Carrie Preston répond !

Êtes-vous d’accord avec la comparaison entre Elsbeth et Columbo ?

Robert et Michelle King, qui sont les créateurs de la série, m’ont présentée Elsbeth dès le départ comme une Columbo au féminin. Je ne savais pas ce que ça voulait dire, car je n’avais jamais regardé la série avec Peter Falk. Ils voulaient qu’elle aussi soit sous-estimée que l’inspecteur. Ils ont d’abord forgé le personnage de cette manière, puis ont choisi la même structure que Columbo pour les épisodes (on connait l’identité du tueur dès le début, ndlr). Je reprends donc le flambeau, si je peux m’exprimer ainsi !

Comme Elsbeth, vous est-il arrivée d’être sous-estimée par vos interlocuteurs ?

Je pense que c’est arrivé à la plupart des femmes, particulièrement celles qui exercent une profession où les hommes dominent. C’est notamment le cas à Hollywood, où les femmes doivent parcourir un long chemin avant d’obtenir le respect. Même s’il y a eu du progrès, nous pouvons faire encore mieux. Chez les actrices, il y a aussi le sentiment que vous avez perdu de la valeur en atteignant un certain âge. Une opportunité comme celle qu’on m’a offerte, à ce moment de ma vie et de ma carrière, n’arrive pas très souvent. Je me rends compte de la chance que j’ai.

Carrie Preston : "Mon point commun avec Elsbeth, c’est…"

Vous êtes-vous trouvé des points communs avec Elsbeth ?

J’aimerais être aussi brillante qu’elle ! Je pense que ce que nous avons en commun, c’est d’être multitâches. Comme elle, je peux faire plusieurs choses en même temps. Pour ce qui est des vêtements, je ne suis pas aussi excentrique qu’elle. Comme je vis à New York, j’ai la panoplie sombre qui est presque obligatoire (rires), mais j’aime porter de la couleur dès que j’en ai l’occasion.

Par
Camille Sanson