Quelle a été votre réaction, l’année dernière, en apprenant que Karadec était bien le père du bébé de Morgane ?
Mehdi Nebbou : J’étais agréablement surpris ! On s’est longtemps posé la question avec Audrey, de ce qui serait le plus drôle, entre lui, Timothée (Jeremy Lewin) ou David (Doudou Masta). Chacun de ces choix aurait été surprenant, et aurait apporté quelque chose de différent. Mais c’est vrai que c’est logique que ce soit Karadec, après tout ce que ces deux personnages ont traversé ensemble.
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Vous qui êtes papa d’une ado, tourner ces scènes de jeunes parents dépassés par l’arrivée d’un nouveau-né vous a-t-il rappelé des souvenirs ?
Ça me parle, oui, et ça me fait rire. C’était il y a tellement longtemps, ma fille a bientôt 17 ans ! On le sait tous : quand bébé arrive, la première année est, à la fois, magique et très fatigante. Peut-être, parce que je n’ai eu qu’un enfant, j’ai fini par oublier tous ces côtés un peu galère. D’ailleurs, il paraît que les femmes oublient aussi à quel point l’accouchement est douloureux. Parce que c’est tellement magique de faire un enfant.
"Mehdi Nebbou : "Pour l’instant, on fait comme si HPI ne finissait jamais"
Vous tournez actuellement la seconde partie de cette ultime saison. La nostalgie vous gagne-t-elle ?
Pas encore. Je pense que c’est trop tôt. On est tous un peu dans le déni. Ça fait bientôt six ans qu’on travaille ensemble pendant presque la moitié de l’année. Ce sont tous des êtres humains plus merveilleux les uns que les autres, autant devant la caméra que derrière. Donc on n’y pense pas encore. Mais là, plus on va se rapprocher de la fin, plus ça va se diriger vers quelque chose de mélancolique, voire triste. Pour l’instant, on fait comme si HPI ne finissait jamais.
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Y a-t-il un souvenir que vous souhaiteriez garder ?
Oui, la veste de Karadec. Mais surtout, j’aimerais retravailler avec une grande partie de cette extraordinaire équipe, que ce soit mes partenaires de jeu, les producteurs ou les réalisateurs et réalisatrices. Moi qui ai l’intention de passer derrière la caméra, j’adorerais notamment diriger Marie Denarnaud, Audrey Fleurot, Bérangère McNeese, Bruno Sanches, Jeremy Lewin, ou encore Clotilde Hesme.
"Allier la qualité à la popularité, ça n’arrive pas souvent"
Un projet comme HPI, c’est unique dans une carrière ?
J’ai envie de dire non. J’ai envie de vous répondre qu’il y aura peut-être d’autres HPI dans ma vie. Mais au final, je ne pense pas que ce sera le cas. C’est très rare de participer à un projet que l’on aime autant et qui, en plus, rencontre le succès. Allier la qualité à la popularité, ça n’arrive pas souvent.
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Qu’est-ce qui vous attend après la fin de la série ?
Mon frère, Safy, qui est réalisateur, va faire une série dans laquelle je vais jouer. Je vais incarner un présentateur des prémices de la téléréalité dans les années 80. Ces premières émissions où des gens lambda venaient parler de leurs drames. C’est un personnage qui a quelque chose d’exhibitionniste ou, en tout cas, de pas très classe. Sinon, j’ai coécrit avec mon ami Édouard Picard Saltimbanque, une série de comédie décalée, qui sera produite par l’équipe de HPI. Et en parallèle, je suis toujours sur le scénario de mon long-métrage.
HPI, tous les jeudis à 21h10 sur TF1