Dans cette nouvelle saison, va-t-on en apprendre un peu plus sur la vie privée de la commissaire Hazan ?
Marie Denarnaud : Au cours de la saison précédente, on avait déjà découvert que Céline Hazan avait perdu la garde de son enfant… ce qui n’est pas rien. On a également compris qu’elle était célibataire, et que son travail occupait une grande place dans sa vie. La troisième saison est un peu celle du débordement… On la voit hors du bureau. J’avoue que j’adore ça !
C’est un personnage qui montre une grande pudeur…
De par sa fonction, Céline est obligée de masquer ses émotions. Mais il y a aussi quelque chose de très maternel dans sa façon de se montrer responsable de son équipe. C’est d’ailleurs ce pour quoi on m’a confié le rôle. Je ne suis pas, a priori, quelqu’un qui dégage de l’autorité. Au contraire, ma sensibilité est assez visible. Cela crée une ambivalence.
Avez-vous ressenti la pression de devoir faire aussi bien que dans les deux précédentes saisons ?
Non, c’est le grand avantage des seconds rôles ! La pression repose surtout sur les auteurs, car ce sont eux qui fournissent les partitions. Et aussi sur Audrey Fleurot, évidemment, qui est un moteur et doit sans cesse se réinventer. Pour nous, c’est beaucoup plus simple. Tout ne repose pas sur nous. Et comme j’ai le temps de faire autre chose à côté, je reviens sur le tournage nourrie d’une belle énergie !
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Que ressentez-vous à la lecture des nouveaux épisodes ?
C’est de plus en plus jouissif. Il m’est même arrivé d’en pleurer de rire. Pour moi, l’épisode 6 est vraiment un chef-d’oeuvre ! Malheureusement, on reçoit les scénarios beaucoup trop tard. Certains membres de l’équipe les ont bien avant nous, parce qu’ils ont des décors à construire, par exemple… Nous, les acteurs, sommes souvent la dernière roue du carrosse. Il m’est arrivé de recevoir les textes une semaine avant d’attaquer l’épisode. On nous fait parfois trop confiance. On aurait besoin de travailler plus en amont, mais la production craint que l’on ne se projette trop, et que l’on soit déçus si une scène est supprimée. Je suis toujours en guerre contre l’infantilisation des acteurs. Dans ma façon de travailler, c’est toujours l’oeuvre qui prime.
Que vous a apporté HPI ?
Je suis une actrice à qui l’on a très rarement confié des rôles de comédie, à mon grand regret. Ça me fait donc très plaisir de m’être déplacée dans l’imaginaire collectif. La série m’a également apporté la joie d’être dans un projet extrêmement populaire, ce qui ne m’était jamais arrivé. Et de sortir de ma niche de films d’auteurs, plus rude. Mes parents sont contents de me découvrir dans quelque chose de joyeux, où ils ne me voient ni me faire violer, ni galérer dans la boue, ni dénoncer des choses le poing levé.
On vous retrouvera prochainement dans Répercussions, qui a reçu le prix du Meilleur scénario au Festival TV de Luchon 2023…
C’était un projet incroyable, avec une grande réalisatrice, Virginie Wagon. Elle est partie d’un scénario qui pouvait être très casse-gueule, pour en faire une fiction d’une humanité incroyable. Ça a été une chance dingue de travailler avec elle.
HPI, jeudi 8 juin à 21h10 sur TF1