Vous souvenez-vous où vous étiez le soir des attaques terroristes touchant le Bataclan et des sites alentour ?
Vincent Elbaz : J’étais dans un taxi, radio allumée. Tout de suite, j’ai voulu prendre des nouvelles de mes proches. Quelle inquiétude, quand l’un ne répondait pas au téléphone !
"C’est passionnant de voir comment ces gens manipulent une source"
Mesuriez-vous l’ampleur des moyens engagés pour dénicher les commanditaires de ces atrocités ?
Non. C’est le scénario qui m’a fait découvrir la manière dont les services secrets français les avaient traqués, à Raqqa, puis éliminés. Mon personnage, Vincent, m’a intéressé parce qu’il incarne le bas de l’échelle du renseignement. C’est passionnant de voir comment ces gens manipulent une source pour qu’elle s’attache à eux.
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"Je pensais qu’ils allaient m’emmener en mission"
Avez-vous été conseillé par des espions ?
J’avais demandé à rencontrer des gars de la DGSI. Je pensais qu’ils allaient m’emmener en mission. Au lieu de ça, je suis passé par quatre portiques de sécurité, un détecteur de mensonges et j’ai dû mettre mon portable dans un casier. Ça a pris deux plombes pour aller dans le bureau d’un type qui, au bout de 30 minutes, m’a dit que c’était fini. Il n’a répondu à aucune question, mais m’a offert un mug. (Rires) J’ai obtenu un second rendez-vous. J’ai réussi à le faire sortir un peu de son mutisme, car il s’agaçait quand je faisais fausse route. Mais je comprends leur culte du secret.
Les Espions de la terreur, mardi 19 novembre à 21h10 sur M6