Enquête parallèle (France 3) – Florence Pernel : « Je rêve de jouer une femme politique »

Publié le 4 janvier 2025 à 10:46
© Nicolas ROBIN/FTV/Brain Productions
INTERVIEW. La comédienne retrouve son personnage de journaliste fureteuse pour une nouvelle enquête, cette fois, dans le milieu de la ferronnerie d’art. 

Vous endossez pour la deuxième fois le rôle de Fred Chaperot, ex-reporter de guerre devenue journaliste locale. Que va-t-il lui arriver ? 

Florence Pernel : Fred est parvenue à dissuader un artisan ferronnier qui menaçait de se suicider. Peu de temps après, l’épouse de celuici est assassinée. Les soupçons se portent sur le mari dépressif. Sceptique, elle mène son enquête… 

Son entourage a-t-il changé ? 

Fred vit toujours chez sa mère Colette (Macha Méril), avec sa fille adoptive Rosa ( Jessyrielle Massengo), recueillie au Mali. Elle est toujours accompagnée de Manu, son cameraman fantasque (Jean-Baptiste Shelmerdine, photo), encore à la recherche d’un appartement, mais qui semble taper l’incruste chez elle. 

Qui sont les guests que l’on va découvrir dans ce nouvel opus ? 

L’animatrice Audrey Chauveau joue une avocate malienne qui recherche la mère biologique de Rose. On retrouve aussi Annie Gregorio, Éric Savin, David Mora (Scènes de ménages, ndlr) dans le rôle du gendarme, et Malik Zidi que j’étais heureuse de revoir. J’ai joué sa mère dans la série Les Thibault (diffusée en 2003, sur France 2). 

En quoi cette collection se démarque-t-elle des autres séries policières ? 

Le fait que Fred soit journaliste l’oblige à avoir recours à des subterfuges pour accéder aux éléments du dossier de l’enquête. Par ailleurs, avec sa fille et sa mère, elles représentent trois générations de femmes. Une famille recomposée solidaire et bienveillante.

Macha Méril est drôle en grand-mère libérée. Cette collection serait-elle votre première collaboration ? 

Nous avions tourné dans Marie-Galante, une mini-série télévisée, réalisée pour Antenne 2 par Jean- Pierre Richard en 1992. Je jouais une jeune femme kidnappée qui se retrouve pensionnaire d’une maison close, à Buenos Aires, en Argentine, tenue par Macha Méril… Une tout autre ambiance ! (Rires) Macha est formidable. Elle nourrit son personnage de Colette, comédienne retraitée, avec son vécu. Elle fait même un clin d’oeil à Jean-Luc Godard, avec lequel elle a tourné Une femme mariée, en 1964. C’est une très belle femme. Dans vingt ans, je veux être comme elle. C’est la plus costaude. Elle n’a jamais froid, n’a jamais chaud, n’est jamais en retard, ne se plaint jamais et, en plus, elle est incroyablement en forme et joyeuse. 

Vous avez été une Cécilia Sarkozy époustouflante dans La Conquête (2011). Pourtant, le cinéma vous boude, et la télé s’obstine à ne vous proposer que des fictions policières… Pour quelle raison, selon vous ? 

Avec l’âge, les propositions se raréfient au cinéma. Je me consacre au théâtre. Le 15 janvier, la tournée avec Le Huitième Ciel, de Jean-Philippe Daguerre, se termine et je viens d’acquérir les droits de Still, une oeuvre de l’Américaine Lia Romeo, que je présenterai à Avignon, avec Bernard Malaka, sur une mise en scène d’Anne Bouvier. Côté télévision, je viens d’achever le tournage du troisième opus d’Enquête parallèle, avec David Baiot et Lionnel Astier, et un quatrième est en cours d’écriture. Aujourd’hui, je rêve de jouer une femme politique. Je suis fan de la série Borgen, et Karin Viard m’a épatée récemment avec la série Dans l’ombre, sur France 2. Alors, avis aux réalisateurs !  

Enquête parallèle, samedi 4 janvier à 21h05 sur France 3

Par
Hacène Chouchaoui