Parlez-nous de Frédérique Chaperot, votre personnage, une ancienne reporter de guerre…
Florence Pernel : C’est une femme plutôt baroudeuse, qui a été blessée en mission, et qui s’est reconvertie en journaliste pour une chaîne de télévision locale. Elle sillonne la région lyonnaise avec Manu (joué par Jean-Baptiste Shelmerdine, ndlr), son cameraman. Elle est célibataire et, lors d’un reportage à l’étranger, elle a recueilli Rose, une orpheline malienne (Jessyrielle Massengo). Elles cohabitent toutes les deux avec Colette Chaperot (Macha Méril), la mère de Fred.
On découvre, au fil de l’épisode, un casting assez surprenant…
En effet, on croise le champion de kick-boxing Jérôme Le Banner, le rappeur Stomy Bugsy et l’ex-animatrice Ariane Massenet, méconnaissable avec ses dreadlocks. On doit ce casting à la réalisatrice Stéphanie Pillonca. La présence de personnalités que l’on n’attend pas là accentue l’aspect comédie policière.
L’enquête débute avec la découverte, par Rose, du cadavre d’un inconnu, au pied d’un pont. Qu’est-ce qui pousse Fred à se lancer dans des investigations ?
Elle le fait par amour pour sa fille adoptive, car celle-ci est bouleversée à l’idée que cet homme puisse être enterré sans que l’on retrouve sa famille. C’est un drame qui renvoie l’orpheline à sa propre quête d’identité. L’affaire va mener Fred au coeur d’un conflit qui oppose un riche industriel et une communauté d’écologistes.
En quoi Fred Chaperot est-elle différente de vos précédents rôles d’enquêtrice, telle que Florence Larrieu, que vous incarniez dans la série Le juge est une femme, ou Élisabeth Richard dans la collection Crimes à… ?
En tant que journaliste freelance, elle est libre, indépendante. Elle n’est pas soumise à la hiérarchie judiciaire comme les deux autres magistrates. Elle se permet d’enfreindre la loi et n’hésite pas à avoir recours aux moyens les plus rocambolesques pour parvenir à ses fins.
Outre l’originalité, qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ?
C’est l’histoire de femmes de trois générations différentes, même si Manu et le commandant de gendarmerie Pierre Langlois (Medi Sadoun) font partie de leur cercle rapproché. C’est une collection, on en tournera au maximum deux par an. Les deux prochains épisodes se feront au printemps et en été. Ça me laisse du temps pour le théâtre.
Justement, vous venez de triompher au Théâtre La Bruyère, à Paris, dans Le Huitième Ciel, une pièce de Jean-Philippe Daguerre…
Nous avons terminé les représentations à Paris, mais nous partirons en tournée en septembre. J’ai pris un grand plaisir à jouer Agnès Duval, cette brillante architecte en fin de carrière, désabusée, car elle se rend compte que sa réussite professionnelle s’est faite au détriment de sa vie affective.
Vous retrouvez-vous en elle ?
Je n’ai pas créé, comme elle, de désert affectif autour de moi, mais je suis au milieu de ma vie. Je me retourne parfois et me demande si je n’ai pas raté quelque chose, et surtout si mon existence a un sens. Mais les saltimbanques n’ont pas le temps de gamberger. J’entame une tournée de quatre-vingt dates avec la comédie Le Jour du kiwi. Je serai sur scène avec Gérard Jugnot et son fils Arthur, et l’on ne s’ennuie pas !
Enquête parallèle, samedi 9 décembre à 21h10 sur France 3