Enquête en famille (TF1) – Clémentine Célarié : « Bernard Le Coq est un partenaire merveilleux »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:29
© YVES MAYET / TF1
INTERVIEW. Avec Bernard Le Coq, son mari à l’écran, elle tente de résoudre les affaires de leur fille, policière. Au grand désespoir de celle-ci, qui se passerait bien de parents aussi envahissants.

Qu’est-ce qui vous a plu dans ce scénario ? 

Clémentine Célarié : J’ai adoré le couple que mon personnage forme avec Bernard Le Coq. Ce sont des gens simples, fans de polars, qui ne peuvent s’empêcher d’interférer dans les enquêtes de leur fille, Charline (Naïma Rodric), policière. Cela donne un côté fantasque, voire enfantin à la série. Ce sont aussi des parents incapables de couper le cordon avec leur fille, ils s’immiscent partout. Comme beaucoup de parents ! 

Y arrivez-vous avec vos propres enfants ? 

Autant je peux être possessive avec un homme, autant je ne le suis pas avec mes trois fils. Ce qui ne veut pas dire que nous ne sommes pas proches, au contraire. Deux d’entre eux ont déjà une famille. J’aime leurs compagnes comme mes filles. Et quand je suis avec mes petits-enfants, qui ont 2 et 4 ans, j’ai l’impression d’avoir leur âge. J’ai envie de jouer aux voitures, à la poupée, de leur raconter des histoires, leur faire des câlins. 

"Bernard Le Coq est un partenaire merveilleux"

Vous retrouvez Bernard Le Coq à l’écran, vingt ans après lui avoir donné la réplique dans le téléfilm Les Femmes d’abord, qui avait été diffusé sur France 3… 

Il jouait d’ailleurs déjà mon mari. On s’était beaucoup amusés. C’est un partenaire merveilleux. Son personnage se croit bon en tout, alors que pas du tout. Il y a une vraie complicité, mais aussi une tendresse vraiment touchante entre ces deux-là. 

La série a été tournée en Bretagne, une région qui est chère à votre coeur… 

Mes parents y ont acheté une maison quand j’avais 6 ans, et, depuis, j’y retourne sans cesse. Notamment pour y voir ma mère. Elle a 94 ans et fait preuve d’une force extraordinaire. Elle a toujours représenté, pour moi, une forme de féminisme instinctif, celui des femmes qui se battent malgré une éducation qui ne s’y prêtait guère. 

Quels projets vous séduisent aujourd’hui ? 

Plus j’avance, plus j’ai besoin qu’ils soient forts. J’ai envie de rôles puissants, de récits qui sortent de la norme. J’adore aussi les comédies, à condition qu’elles soient décalées. J’écris une pièce autobiographique, intitulée Mon cow-boy, qui parle du pouvoir de l’imaginaire dans la guérison.  J’y raconte mon cancer à travers une métaphore : ce cow-boy, c’est la maladie, que je finis par apprivoiser. 

Avez-vous l’impression qu’il y a, aujourd’hui, de plus beaux rôles de femmes de votre génération ? 

Les choses évoluent, en effet. Même si, pour ma part, ça a toujours été difficile, quel que soit mon âge. Ce n’était pas tant une question de génération qu’une manière d’être, qui pouvait sans doute déranger. Alors, j’ai avancé autrement, en cherchant des univers, des rencontres, des projets qui comptent vraiment. 

"Si un mec nous met la main dessus, on ne réfléchit pas : on s’en va !"

Dans quelques semaines, vous serez à l’affiche de la mini-série Le Diplôme (TF1). Vous y jouez une femme battue par son mari, joué par Charles Berling… 

C’est important de porter un tel sujet à l’écran. On met trop souvent en doute la parole des femmes. C’est insupportable. Il faut sortir de cette culpabilité. La justice doit les prendre au sérieux. Si un mec nous met la main dessus, on ne réfléchit pas : on s’en va ! Même si, quand cela m’est arrivé, je ne l’ai malheureusement pas fait à l’époque… 

Enquête en famille, jeudi 9 octobre à 21h10 sur TF1

Par
Anne Lenoir