Vous avez déclaré que cette saison était la meilleure des trois. Pourquoi ?
Bruno Sanches : Les personnages sont beaucoup plus développés, leur relation est aussi plus forte. Les scénaristes ont hyper bien bossé, et j’adore comment ça va se terminer et les prises de risques. Je pense que l’on éprouve davantage de plaisir à travailler ensemble. On a des automatismes, on se permet plus de choses, on se connaît mieux, donc, dans le jeu, c’est fluide, on va plus loin.
Gilles est l’un des seuls à ne pas vivre d’histoire d’amour. Vous n’êtes pas frustré par ça ?
Oh non ! (Rires) J’adore mon personnage, j’ai beaucoup de sympathie pour lui. J’y mets un peu de moi, tout en faisant attention à ne pas oublier ses traits de caractère. Je m’éclate. Et puis, ne serait-il pas ennuyeux que l’on ait tous une histoire d’amour ? Je reconnais que ce serait top d’en savoir un peu plus sur la vie de Gilles, toutefois ce n’est pas de mon ressort. Beaucoup fantasment sur l’idée qu’il se mette en couple avec Daphné (Bérangère McNeese), mais ce serait trop facile, même si l’on ne sait pas ce que la saison 4 nous réserve.
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Justement, vous trouvez-vous des points communs avec Gilles ?
Quand on crée un personnage, il y a toujours un peu de nous dedans pourtant je crois que l’on est différents, lui et moi. Si j’avais été policier, j’aurais été quelqu’un d’horrible : j’aurais mis des PV à tout le monde, je brûlerais des permis, je serais insupportable ! (Rires)
Les audiences sont exceptionnelles (entre 7 et 8 millions de téléspectateurs par épisode en moyenne), et des adaptations sont prévues à l’étranger. Ça fait quoi de participer à un tel succès ?
Un immense plaisir, mais, à chaque fois que l’on sort une saison, il y a toujours un peu le stress de ne pas arriver à transformer l’essai. Visiblement, pour l’instant, le travail paie, et les gens nous aiment toujours autant. J’ai envie de dire merci. Pourvu que ça dure !
Avez-vous constaté un avant et un après HPI dans les propositions professionnelles que vous recevez ?
Oui et non. Les producteurs et les réalisateurs ne me regardent plus de la même manière. Cela étant, le changement n’est pas flagrant non plus. Je touche du bois, mais, pour le moment, je ne manque pas de travail. Le bouleversement doit être bien plus notable pour Audrey Fleurot, qui est vraiment au centre de la série et autour de laquelle tout tourne. Et puis, ensemble, nous formons un tout, une sorte de rouage, efficace jusqu’à maintenant.
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Savez-vous quand va débuter le tournage de la saison 4 ?
C’est en train de s’organiser. On évoque actuellement les disponibilités de chacun. On se voit tous bientôt, on va parler du scénario. J’ai hâte de découvrir la suite.
Audrey Fleurot a déclaré dans les médias qu’elle redoutait de faire la saison de trop. Qu’en est-il pour vous ?
Je la comprends et je suis assez d’accord. Je ne sais pas à quel moment il faut s’arrêter. Il faut faire attention. Ce n’est pas à nous d’en décider vraiment, c’est à la production d’être attentive et, surtout, attentive aux envies d’Audrey, car sans elle, il n’y a pas de série.
HPI, jeudi 22 juin à 21h10 sur TF1
INTERVIEW LORENZO CALLIGAROT