Dans ce deuxième épisode, votre personnage, le capitaine Flaubert, enquête sur un double meurtre très étrange…
Thomas Jouannet : Un critique d’art et une galeriste sont retrouvés assassinés sur un bateau, noyés par de la peinture qu’on leur a lentement fait ingurgiter. J’avoue, les scénaristes ne manquent vraiment pas d’imagination. Ils nous en font voir de toutes les couleurs. (Rires)
Qu’est-ce qui vous a particulièrement séduit dans le personnage de Victor Flaubert ?
C’est un homme qui a des failles. Il est veuf et a des difficultés relationnelles avec son fils. En même temps, il doit gérer une brigade. D’autre part, il y a un nouvel élément qui arrive et va perturber sa vie. Flaubert apparaît fort, bardé de certitudes, mais peu à peu vont apparaître des fêlures. Et puis l’idée de mettre en scène la vie d’une brigade fluviale est plutôt inédite dans l’histoire des séries policières.
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Justement, qu’est-ce qui distingue ce rôle de gendarme fluvial des divers policiers que vous avez pu incarner ?
Les tournages se font dans la région Centre-Val de Loire. Ça nous amène à travailler dans des lieux sans cesse différents. On choisit les cours d’eau en fonction des crues. La Loire est un fleuve difficile pour la navigation, mais elle offre une nature sauvage. On peut aussi tourner sur le Cher ou l’Indre. Et puis j’adore plonger, nager, je suis un vrai batracien. (Rires)
Il semble que le capitaine Flaubert ne soit pas le seul personnage cabossé par la vie….
L’adjudant Samuel Lavergne (Roby Schinasi) a eu une histoire d’amour malheureuse avec la juge Lucie Cavage (Jeanne Bournaud), la lieutenante Katia Lestrade (Roxane Turmel) cache aussi quelques lourds secrets. C’est tout l’intérêt de cette série, que je qualifierais de chorale. Je ne suis pas le héros autour duquel tourne les enquêtes. La vie privée de ces militaires est aussi captivante que les enquêtes. On apprend sur le passé de chacun, au fil des épisodes. On ne sait rien par exemple de l’histoire familiale des frères Lavergne dont l’un, l’adjudant Camille (Ibrahim Koma), est noir et l’autre, Samuel, blanc. Je crois que même les auteurs ne le savent pas. Cette brigade dégage un véritable sentiment de camaraderie.
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Comment l’avez-vous travaillé ?
La réalisatrice Bénédicte Delmas a voulu, avant le tournage du premier épisode, tester nos aptitudes de nageurs. On s’est donc tous retrouvés un matin en maillot de bain à la piscine un peu comme dans le film Les Crevettes pailletées. On avait l’air tous un peu ridicule. Et cela a renforcé notre esprit de cohésion.
Vous êtes aussi récurrent dans deux autres séries policières. Qu’en est-il de vos projets ?
Sophie Cross, la série policière dont je partageais l’affiche avec Alexia Barlier, sur France 3, n’est hélas pas reconduite. Quant à Mademoiselle Holmes, une troisième saison est en préparation, pour le début de l’année sur TF1. Au printemps, je tournerai Allez ma fille, une comédie sous la direction de ma fille Chloé, et je prépare avec mon épouse, Armelle Deutsch, et des amis la programmation du festival de théâtre Ô Fil du Loir, qui se déroulera au mois de juin dans le manoir familial de Pierre de Ronsard. Les planches restent ma passion première.
Brigade du fleuve, samedi 25 octobre à 21h10 sur France 3