Alex Hugo (France 3) – Samuel Le Bihan : « J’ai proposé à Lionnel Astier de revenir… »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:25
© François Lefebvre - France Télévisions
INTERVIEW. Alex Hugo est de retour. Samuel Le Bihan campe à nouveau l’enquêteur épris de liberté. Sa mission ? Tenter de retrouver un juge et son épouse, disparus lors d’une randonnée.

Quels thèmes cet épisode inédit aborde-t-il ? 

Samuel Le Bihan : Il y est question de famille, de transmission, des erreurs que l’on peut faire quand on est jeune. Mais, au-delà des intrigues, à chaque fois, ce qui m’intéresse, c’est le voyage intérieur de mon personnage, ses émotions. 

Appréciez-vous toujours autant d’incarner Alex ? 

Sans doute encore plus ! Il a pris de la maturité, gagné en densité. Il est moins fragile qu’au début, Il a trouvé une forme de force tranquille. Le succès de la série nous oblige à être exigeants. On veut continuer à mériter la confiance du public, à lui offrir des histoires fortes. C’est une belle responsabilité. 

Vous avez tourné le 1er épisode d’Alex Hugo en 2014. Vous voyez-vous l’incarner encore dix ans ? 

Ce sera difficile, car c’est un rôle très physique, et il y a beaucoup de cascades dans cette série ! Quand il descend la falaise, comme dans l’épisode de cette semaine, c’est vraiment moi ! Je n’ai pas de doublure. Le revers de la médaille est qu’il m’arrive de me blesser : il y a deux ans, je me suis même cassé la cheville. Mais tant que l’on trouvera des façons de se renouveler, j’aurai envie de continuer. 

C’est pour cela que vous venez de réaliser un épisode ? 

Exactement. C’est une manière, pour moi, de ne pas ronronner. Je suis actuellement au milieu du montage. J’ai proposé l’histoire, centrée sur l’amitié, dans une ambiance beaucoup plus thriller qu’à l’accoutumée. Et France Télévisions a accepté. C’est un vrai défi. Surtout d’être devant et derrière la caméra. Il faut sortir de sa zone de confort. En même temps, c’est passionnant : en dix ans, j’ai appris à connaître ce personnage. Réaliser, c’est prolonger l’aventure autrement. Là, j’ai eu envie d’un décor industriel, de vallées où les barrages transforment la montagne. Ce contraste entre la nature et les usines m’a toujours fasciné. Et puis, je me suis dit : « Si je réalise, autant créer un événement », c’est pourquoi j’ai proposé à Lionnel Astier de revenir, le temps de l’intrigue. 

Aimeriez-vous voir votre personnage évoluer, peut-être dans une intrigue amoureuse ? 

Pourquoi pas ? Ou un enfant caché, qui sait ? Mais il y a tant d’autres pistes à explorer : son passé, des erreurs commises il y a des années, et qu’il doit réparer… Ce qui compte, c’est d’être surpris. 

Alex Hugo déteint-il sur vous ? 

Oui, et j’espère que l’inverse est tout aussi vrai. Quand on joue, on parle toujours un peu de soi. Ce personnage me ressemble par sa sensibilité, ses valeurs, sa quête, sa liberté, son amour de la nature.

Vous tournez deux à trois épisodes par an. Un bon rythme ? 

Oui, ça m’a permis d’écrire un livre, Un bonheur que je ne souhaite à personne (éditions J’ai Lu), de jouer au théâtre, de tourner des fictions sur le handicap, comme T’en fais pas, j’suis là, pour France 2, et de jouer dans la série Carpe Diem, pour TF1. On tourne d’ailleurs la saison 2 en janvier. 

Regrettez-vous que le cinéma ne fasse quasiment plus appel à vous ? 

Dans un métier qui compte autant de chômage que le mien, travailler et, qui plus est, avoir créé un lien fort avec le public à travers un personnage, c’est énorme ! Honnêtement, j’ai déjà beaucoup à faire. Mais si l’occasion se présente, j’aimerais y retourner : il permet plus d’expérimentation, de recherche, là où la télé est souvent plus formatée.

Alex Hugo, mardi 4 novembre à 21h10 sur France 3

Par
Anne Lenoir