Vous êtes née en 1982, et votre mère est allemande. Cette mini-série était faite pour vous !
Ophélia Kolb : C’est vrai ! L’histoire commence par l’arrivée de lycéens allemands dans un village du Sud de la France, en 1982… Cela m’intéressait de me plonger dans une ambiance des années 80, de comprendre ce qu’avait peut-être vécu ma mère et tout ce qui se passait à cette période-là. La mode, les voitures, les accessoires, sans oublier la bande sonore riche en tubes et très présente dans les épisodes, j’adore ça. Entre Allemands et Français, on devait faire des efforts pour se comprendre, il y avait donc une écoute et un intérêt particulier à l’autre.
"À la télé, ce genre de série est plutôt rare"
Qu’est-ce qui vous a séduite dans cette intrigue ?
Je voulais voir comment on allait intégrer du fantastique dans une série policière pour la télévision, avec une distribution internationale, tout cela dans un village de l’arrière-pays niçois. Comment tenir en haleine le téléspectateur, lui parler de phénomènes surnaturels, avec des effets spéciaux tout en restant crédible ? À la télé, ce genre de série est plutôt rare. Dans Ouija, les adolescents organisent une séance de spiritisme et tout bascule : des événements tragiques et mystérieux s’enchaînent.
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Le paranormal vous intéresse-t-il ?
J’adore écouter les gens qui vous content des choses surnaturelles, comme une enfant à laquelle on raconte une histoire. Je fais tout pour y croire, mais je ne suis pas de ce monde-là. Cela dit, lorsque j’étais en internat au collège, on faisait avec des copines des séances de spiritisme. On soulevait exprès les tables pour se faire peur !
Vous retrouvez Bruno Solo quelques années après Caméra Café 2 (diffusée en 2010), la série dérivée de Caméra Café…
Oui, même si je n’avais pas joué avec lui, car dans Caméra Café 2, c’était Arnaud Ducret et Yannick Choirat qui avaient les rôles principaux. Bruno était à la réalisation. On a toujours gardé de très bons contacts et c’était donc très joyeux de pouvoir enfin se donner la réplique.
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Depuis Ouija, vous avez tourné dans Tapie, Panda, Pamela Rose… Êtes-vous devenue une actrice bankable ?
Je pense que La Petite Histoire de France et Dix pour cent sont les deux séries qui m’ont propulsée, car on m’en parle beaucoup. Mon visage a commencé à être reconnu et davantage « identifié ».
Ophélia Kolb évoque ses projets
Vous jouez aussi régulièrement au théâtre. Bientôt de retour sur les planches ?
Oui, je répète au mois d’août une pièce que je jouerai à l’automne et à l’hiver, en province et à Paris, intitulée Une trilogie new-yorkaise, adaptée des romans de Paul Auster.
Avez-vous d’autres projets ?
J’ai tourné dans Cat’s Eyes, pour TF1 et Prime Video, avec Camille Lou et Constance Labbé, l’adaptation d’un manga japonais des années 80, et je suis également dans Nos vies en l’air, une série pour France 2, issue d’un roman pour adolescents. J’ai aussi le premier rôle dans un film, Les Courageux, qui sera présenté au Festival de Toronto en septembre.
Quand vous ne jouez pas, qu’aimez- vous faire ?
M’occuper de mon chien et chercher dans quoi je pourrais bien jouer ! (Rires)