Qu’est-ce qui vous enchante le plus avec cette série ?
Olivier Baroux. On est heureux de retrouver ces personnages, de retravailler ensemble d’une manière différente, parce que c’est l’adaptation des films en série. On a appris cette écriture si particulière avec les deux scénaristes Julien Rappeneau et Martin Darondeau. Ils nous ont bien expliqué comment ça se passait, on est fier d’avoir réussi à faire en sorte que cette série existe. Nous avions envisagé un temps d’être devant et derrière la caméra mais on s’est vite rendu compte que c’était impossible.
Kad Merad. Nous avions déjà fait revivre nos personnages pendant le Covid à travers le podcast Bullit et Riper, un film sans images proposé sur MyCanal. On savait qu’après, tout le monde aurait envie d’une série.
Quelle a été le point de départ de l’histoire ?
Olivier Baroux. Très vite, on a trouvé la thématique des Youtubeurs, du digital, et des réseaux sociaux. Avec Kad et nos auteurs, on pense que le rire part souvent d’un drame, donc on s’est intéressé au sujet du harcèlement en ligne. Pamela Rose est une comédie mais il était important pour nous de baser le scénario sur un vrai sujet de société, actuel et moderne.
Kad Merad. On a la chance d’avoir Mister V et Seb la Frite qui jouent dans la série. Les vidéos qu’ils réalisent sont hyper bien produites. Nous n’avions pas autant de moyens à l’époque où nous faisions de la télé.
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Comment ont évolué vos personnages depuis Mais qui a re-tué Pamela Rose ?, sorti en 2012 ?
Olivier Baroux. On est parti du principe qu’ils avaient notre âge. On n’a pas voulu les rajeunir, ni les vieillir. Ils ne sont plus très loin de la retraite. On reprend là où le film se terminait : ils ont sauvé la présidente des Etats-Unis et sont devenus les stars du FBI. Ils sont loin du terrain et peinards jusqu’au moment où…
Kad Merad. Raconte ! Raconte !
Olivier Baroux. Ils sont obligés de revenir sur le terrain parce qu’ils ont fait une connerie. La retraite, ce sera pour plus tard. Ils vont être pris dans une sorte d’engrenage horrible…
Vous êtes bien entourés entre Shirine Boutella et Panayotis Pascot !
Kad Merad. On a fait beaucoup d’essais pour le rôle de la jeune inspectrice. Quand Shirine est arrivée, en quelques secondes, on s’est dit : "Ok, c’est bon. On éteint tout !". Elle a une présence incroyable. Quant à Panayotis, quel talent à 24 ans…
Olivier Baroux. Il nous a vraiment impressionnés…
Kad Merad. Il joue un personnage dingue, notre jeune assistant, qu’on nous impose et qu’on traite comme un stagiaire. Évidemment, il va se transformer et montrer son vrai visage… C’est un excellent acteur avec des ruptures, des intentions, des propositions. C’est un môme très doué, et très motivé. On était ravi.
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Vous avez même fait tourner les membres de votre famille…
Kad Merad. Uniquement pour des raisons de plannings et d’économies budgétaires ! (Rires). Non, je plaisante. Enya et Boris, les enfants d’Olivier sont actrice et acteur tous les deux. Boris a fait des essais mais Enya c’est ma filleule, je l’ai imposée. Mon fils Kalil, 18 ans, est aussi dans le métier, puisqu’il veut être réalisateur, scénariste et acteur. Quant à Julia (Vignali), ma femme, elle joue une journaliste américaine. Pamela Rose, c’est notre bébé depuis 35 ans. Nos familles et nos enfants ont grandi avec.
Olivier Baroux. Mais c’était important qu’ils passent des essais. On ne voulait pas prendre le risque d’engager quelqu’un qui ne saurait pas jouer, juste pour lui faire plaisir.
Olivier, envisagez-vous de garder la perruque que vous portez dans la série ?
Peut-être, le temps de la promo… Ce sont les cheveux que j’avais à 16 ans, je les aime bien. Je me suis inspiré de ceux du comédien Alec Baldwin.
Avez-vous déjà en ligne de mire une deuxième saison ?
Kad Merad. Oui, il y a déjà des idées. On a déjà le thème.
Olivier Baroux. C’est un univers qui va vous plaire et qu’on connait bien… Il faut qu’on écrive maintenant !
Interview Amandine Scherer