Léonie Simaga, Je te promets : « Narcisse Mame (Mathis) a une place à part dans ma vie »

Publié le 24 avril 2023 à 9:28
© PHILIPPE WARRIN / AUTHENTIC PROD / TF1
Alors que la fratrie Gallo s’interroge sur le passé de son père, Agnès, l’épouse de Mathis, se remet en question. Son interprète, ex-sociétaire de la Comédie- Française, parle de ce rôle qui compte pour elle.

Dans cette troisième saison, on en découvre un peu plus sur Agnès et son passé. Elle semble se révéler. Cela vous réjouit-il ? 

Léonie Simaga : Bien sûr ! Agnès suit le même parcours que Beth, son alter ego de This Is Us, la série américaine dont Je te promets est issue. J’aime énormément Agnès, je l’aime comme une soeur. 

Quelles sont les manifestations de cette sororité ? 

Agnès ressemble aux femmes modernes. Elle essaie de concilier vie familiale, professionnelle, amoureuse… Elle essaie d’assurer dans tous les domaines, tout le temps. Ces problématiques me sont familières. Là où on se rejoint aussi, c’est que ma famille et mes enfants (Léonie est maman d’une fille de 12 ans et d’un garçon de 7 ans, ndlr) s’imposent plus que ma carrière. 

Vous attendiez-vous à recevoir un tel accueil avec cette série ? 

On a tous été surpris du succès rencontré. Le retour des gens dans la rue est incroyable. Le public porte un regard affectueux sur cette famille, se sent proche d’elle. À tel point que, parfois, on m’aborde en tant qu’Agnès, on me félicite pour telle ou telle réaction, en oubliant que je ne suis que son interprète. (Rires) 

Qu’est-ce qui fait sens dans Je te promets et qui vous a donné envie de foncer ? 

L’histoire ! J’aime cette saga familiale, être sur TF1, en prime time et avoir une audience populaire. Après avoir passé plus de dix ans comme sociétaire à la Comédie-Française, une section un peu élitiste de mon métier, j’apprécie ce format plus proche du public. Par ailleurs, cette série m’a fait rencontrer de nouveaux amis, dont Narcisse (Mame, l’interprète de Mathis), qui a une place à part dans ma vie, et me fait gagner ma vie ! Que demander de plus ? (Rires) 

Quand on regarde votre parcours – hypokhâgne, khâgne, Sciences-Po, puis licence d’Histoire… –, il semble que vous ne vous destiniez pas vraiment à jouer la comédie… Effectivement !

Mon plan A était d’enseigner, de faire de la recherche. J’ai raté l’entrée à l’École normale, et ce fut difficile à encaisser. Faire Sciences-Po Paris ne m’a pas consolée. Pour m’en sortir, j’ai pris un chemin de traverse, et mes parents m’ont laissé faire. J’avais toujours fait du théâtre pour le plaisir, puis j’ai décidé de passer le concours du Conservatoire. Je l’ai eu, et ce métier s’est imposé à moi. 

Avez-vous des regrets ? 

J’ai une relation compliquée avec ce métier, parfois je me dis qu’il faut que je fasse quelque chose de plus sérieux. On se défait difficilement de son éducation. J’ai beaucoup d’admiration pour cette profession, que j’exerce très sérieusement. Mais je pense que ce n’est pas ce qui me convenait, et l’actrice que je suis s’est forgée avec ça. J’aurai toujours des regrets, mais la vie n’est pas finie, et j’ai de jolis projets en cours. 

Quels sont-ils ? 

J’ai retrouvé Guillaume Labbé (qui joue Michaël dans la série) pour Machine, une série sur Arte. Vous me verrez également au côté de François-Xavier Demaison dans Le Négociateur, pour TF1. Je serai aussi au casting de Frôler les murs, un unitaire sur le harcèlement scolaire pour M6, et, enfin, je rejoins le tournage de Brocéliande, pour TF1, avec Nolwenn Leroy et Thomas Jouannet, notamment.

Je te promets, lundi 24 avril à 21h10 sur TF1

INTERVIEW ADELINE QUITTOT 

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