Cette saison, Michaël se révèle être un moteur, voire un pilier, pour le reste de sa famille…
Guillaume Labbé : C’est vrai ! Il va mieux et il a ce désir d’en savoir plus sur le passé de son père. Il a effectué un gros travail sur lui et est en quête d’identité et de vérité au sujet de sa famille. Il a eu des passages à vide, il a souffert, mais ça l’a rendu plus accessible et tout cela fait de lui, cette saison, le confident de ses proches.
Il semble plus mature qu’au début de la série. Aimez-vous le chemin qu’il emprunte ?
Je trouve intéressant qu’il mette tout en oeuvre pour aller mieux, même si cela doit passer par des moments douloureux en découvrant ce qu’il s’est réellement passé pour son père et son oncle, au moment de la guerre d’Algérie. Il préfère souffrir en apprenant des choses plutôt que de ne rien savoir du tout.
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Vous incarnez Michaël depuis trois saisons. Ce personnage compte-t-il pour vous ?
Certains personnages me marquent plus que d’autres, et Michaël en fait partie. Au fil des tournages, je m’y suis attaché. Que ce soit dans le registre de la comédie ou du drame, j’essaie toujours de créer des liens entre eux et moi. Michaël m’a révélé mon immaturité affective, ma difficulté à me séparer de mes parents, le rôle de ma famille dans mon développement et l’importance de savoir, parfois, s’en éloigner. Michaël m’a fait avancer.
Comme Michaël, vous avez fêté vos 40 ans, le 26 janvier dernier. Ça vous a fait quoi de franchir une dizaine ?
Je n’ai jamais été stressé par le temps qui passe mais, inconsciemment, j’ai réalisé que c’était une étape importante. Je me suis posé des questions du type : « Est-ce que je suis heureux là où je suis ? » Ce n’est plus pareil qu’à l’époque où j’avais 25 ans et des rêves plein la tête. À ce moment-là, je me disais que j’avais le temps de les réaliser. À 40 ans, je me rends compte que l’échéance pour les concrétiser se rapproche. Je n’ai plus de temps à perdre. Ce n’est pas déprimant de se dire ça, c’est juste que ça m’aide à faire des choix.
Justement, quels choix feriez-vous, aujourd’hui ?
Professionnellement parlant, je souhaiterais collaborer avec des personnes qui ont des choses à dire ou qui, artistiquement, ont des visions bien définies et sont prêtes à se battre et à beaucoup travailler pour y parvenir. J’ai envie de rencontrer des gens passionnés qui m’entraînent dans leur aventure. Qu’importe le résultat, du moment qu’il y a de l’intensité dans la manière de le faire. Je n’ai plus envie de jouer pour jouer. Je voudrais que cela me transporte, sinon, c’est trop de temps pris sur ma vie personnelle ou amicale. Il faut que ça vaille le coup !
Et avez-vous ce genre de projet en vue ?
Oui ! Je suis actuellement à Reims, où je tourne Machine, une série pour Arte réalisée par Fred Grivois, avec qui j’ai déjà collaboré en 2019 sur la série Trauma (13ème Rue) et le film L’Intervention. Pour le coup, ce projet coche toutes les cases dans la liste de mes envies !
Je te promets, lundi 10 avril à 21h10 sur TF1
INTERVIEW ADELINE QUITTOT