Diffusée entre 2015 et 2020 sur Canal +, la série Le Bureau des légendes suivait le quotidien – et les aventures – d’agents français des services secrets. Imaginée par Eric Rochant, cette plongée réaliste dans la vie de la DGSE a malheureusement tiré sa révérence après la saison 5 réalisée en partie par Jacques Audiard.
Héros de la série dans laquelle il incarnait l’agent Malotru, Mathieu Kassovitz ne cache pas qu’il regrette ce clap de fin trop prématuré pour lui. "J’aurais bien aimé finir la série en beauté. Il nous manquait une saison ou deux quand même. On avait pris un bon rythme, et puis c’était agréable de se retrouver tous les ans", a-t-il ainsi affirmé au Parisien/aujourd’hui en France lors d’un entretien accordé pour parler du film Les Rois de la piste sorti ce mercredi au cinéma. Le comédien et réalisateur a malgré tout précisé que cette série ne lui manquait pas complètement, à part au niveau du porte-monnaie. "Le trou à combler est plus financier qu’émotif", a-t-il ainsi glissé en souriant.
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Le tacle de Mathieu Kassovitz aux acteurs de La Haine
Très cash sur son métier, Mathieu Kassovitz est allé plus loin en confirmant à demi-mots qu’il acceptait certains projets en pensant avant tout au salaire. Revenant sur ce que son accident de moto a changé dans sa vie, il a ainsi confié que ce dernier lui a "permis de recentrer un petit peu les choses" alors qu’il "se faisait un peu chier dans la vie". "Après, il y a les choses que tu décides de ne plus faire, et aussi il faut payer ses impôts. Si ça ne tenait qu’à moi, aujourd’hui, j’arrêterais le cinéma, je passerais mon temps à étudier la physique quantique. C’est un champ qui me passionne parce qu’il oblige à avoir de la créativité", a-t-il ajouté.
Sans surprise, le comédien et réalisateur a aussi été interrogé par nos confrères sur La Haine. Il a ainsi précisé qu’aucun des héros du film (Saïd Taghmaoui, Vincent Cassel et Hubert Koundé) ne participeront au lancement de la comédie musicale adaptée de ce film sorti en 1995. "La Haine, c’est pas Vincent, Saïd et Hubert. C’est moi, La Haine. Quand j’ai reçu la Palme d’or, j’ai dit que c’était un travail collectif. Mais Saïd commence à dire qu’il a écrit le scénario… Je suis le seul à tenir le discours politique de La Haine. Moi, je sais pourquoi j’ai fait le film ; eux, ils sont passés à autre chose", a lâché Mathieu Kassovitz.