On retrouve Patrick papa, sur le point de se marier avec Erica (Julie de Bona)… Peut-on dire qu’il est pleinement épanoui en ce début de saison 2 ?
Grégory Fitoussi : Pas forcément, car on cherche toujours des aspérités aux personnages. C’est évidemment très intéressant de lui trouver des défauts, tout en le rendant le plus attachant possible. Je ne vois pas Patrick comme solitaire, mais il n’est pas ultra sociable non plus. Il a un petit côté ours qui hiberne en hiver, tout en restant quand même sympathique, aimant, attentionné. Je l’imagine très amoureux de sa femme, très proche de son entourage. C’est quelqu’un de bien, je crois.
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Julie de Bona nous expliquait qu’elle avait besoin d’énormément travailler ses scènes pour se rassurer. Avez-vous la même approche ?
Je ne sais pas si ma méthode de travail est identique à celle de Julie. En tout cas, la mienne varie d’un projet à l’autre. Il y a des rôles pour lesquels je peux stresser et me renseigner énormément, parce que j’ai l’impression d’avoir des lacunes. Et d’autres qui nécessitent moins de préparation et que j’apprivoise avec une certaine décontraction. En mûrissant, j’aime de plus en plus beaucoup réfléchir au personnage en amont, pour me laisser tranquille une fois sur le plateau. Au moment du mot « action », j’essaie d’être dans une certaine continuité avec la réalité. Et la série vous permet ça.
L’année dernière, vous aviez fait le choix de ne pas lire les romans de Camilla Läckberg. Avez-vous été tenté d’y jeter un oeil depuis ?
Non, mais ce n’est pas de la fainéantise, sincèrement. J’aime construire un personnage avec mon imagination. En plus, de ce qu’on m’a dit, Patrick est très différent dans les livres. Lorsque j’ai échangé avec l’autrice, elle m’a encouragé à être libre et à porter des choses qui n’étaient pas forcément dans les romans.