Après cinq ans d’absence, la série franco-belgo-israélienne est enfin de retour sur Arte. Après une première saison située en 2014 les combattants kurdes, No Man’s Land nous donne rendez-vous dans le Moyen-Atlas marocain en pleine montée de Daesch en 2015 pour cette saison 2.
Souheila Yacoub : un tournage semé d’embûches pour l’héroïne
Cette suite est à nouveau composée de huit épisodes, dont les quatre premiers seront diffusés à partir de 20h55 jusqu’à 00h25 ce jeudi 17 avril. Nos confrères du Parisien ont interrogé l’équipe de la série, notamment l’actrice suisse Souheila Yacoub (Dune 2) qui incarne la protagoniste Sarya Dogan, et dont le travail est particulièrement complexe : "C’était plus facile en saison 1 parce que j’avais moins de dialogues en kurde. Donc j’ai travaillé à Paris avec un coach franco-kurde, mais je n’ai pas eu beaucoup de temps. Là, sur le tournage, il n’y a aucun acteur kurde et le coach kurde ne parle pas français, mais arabe. Et moi je ne parle pas arabe ! Donc c’est pas évident, mais ça fonctionne".
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No Man’s Land (Arte) : les révélations de l’armurier de la série
L’armurier de la série, Marc Leroyer, qui a vingt-cinq ans de métier, dévoile au Parisien les coulisses du tournage qui se plie aux réglementations françaises et marocaines : c’est l’armée royale qui récupère les armes du tournage à leur arrivée à l’aéroport, avant de les confier à la gendarmerie la plus proche du plateau. "Les armes sont rapatriées tous les matins sur le plateau et, dès qu’un acteur en a besoin d’une, il doit donner sa carte d’identité et signer un registre. On a une cinquantaine d’armes réelles en plus d’autres qui sont factices. Mais les balles réelles sont complètement interdites. (…) En France, on a une réglementation qui fait que toutes nos armes doivent être modifiées pour tirer à blanc. Elles sont donc incapables de tirer à munitions réelles. (…) Il n’y a rien qui sortira au bout. Soit le canon explosera, soit la main du tireur sera arrachée. C’est hyper dangereux, mais on ne peut pas tuer quelqu’un", révèle Marc Leroyer. Pour toutes ces raisons, ce dernier estime qu’une mort accidentelle telle que celle survenue lors du tournage de Rust avec Alec Baldwin "ne pourrait pas avoir lieu sur un tournage français".