Une affaire marquante
Le 15 janvier 2004, un chalutier du port de Loctudy, dans le Finistère, coulait au large du cap Lizard, près des côtes britanniques. À son bord, cinq marins. Le Bugaled Breizh aurait sombré en seulement 37 secondes, d’où le titre choisi par les scénaristes, Anne Landois et Sophie Kovess-Brun. Elles avaient déjà collaboré à l’écriture de la série policière Engrenages. Vague scélérate, collision avec un cargo, accrochage avec un sous-marin militaire, explosion interne… Dans la réalité, plusieurs hypothèses ont été examinées par la justice, en France et en Grande-Bretagne.
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Un scénario avec des personnages fictifs
« Si les faits sont réels, le reste est imagination, explique Anne Landois. C’est un choix, nous n’avons pas rencontré les familles, car nous ne voulions pas nous laisser submerger par l’émotion. Nous voulions être libres de déployer une histoire dans le sillage de l’héroïne. » Et cette héroïne, c’est Marie Madec, incarnée par Nina Meurisse (qui vient de décrocher le César de la Meilleure actrice dans un second rôle pour L’Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine), la bellesoeur de l’un des pêcheurs disparus. C’est elle qui, n’acceptant pas les explications du procureur en charge du dossier, va demander à un avocat, Maître Costil (Mathieu Demy), de les représenter et mobiliser les familles désemparées
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Un tournage sur les lieux de la tragédie
La série a été réalisée en Bretagne, sur terre et en mer, principalement au Guilvinec et dans ses alentours. Le tournage a été très suivi par la presse locale, vu l’émotion que l’affaire a suscitée, et suscite toujours, dans la région. Un armateur a accepté de rebaptiser l’un de ses chalutiers du nom de Bugaled Breizh, pour permettre de représenter le bateau à l’écran.
37 secondes, jeudi 3 avril à 20h55 sur Arte