Un mois après sa mise en ligne, sur Arte.tv, YouTube, Instagram et TikTok, ce programme court d’animation affichait déjà 18 millions de vues. Un phénomène que l’on doit à Émilie Tronche. Son attachant ado, elle l’a créé en une semaine, sans pression, juste pour le plaisir. « J’ai travaillé à partir de souvenirs. Pour ça, j’ai un bon bagage, parce qu’avec mes soeurs, on a toujours aimé confronter nos mémoires. »
HAUT COMME TROIS POMMES
Émilie s’est aussi rendue dans la classe de CM2 de sa maman, institutrice, pour observer les « spécimens » de plus près. Et Samuel n’est pas seul : il y a aussi Julie, dont il est secrètement amoureux, Corentin, son meilleur ami, et Dimitri, le tombeur de l’école. Avec ses traits simples, son univers en noir et blanc, Samuel fait mouche. Il danse (beaucoup), écoute ABBA, écrit sa vie dans son journal intime.
« Je voudrais : avoir plus de muscles, un collier avec une dent de requin, des cernes, apprendre un peu l’anglais pour devenir américain et commencer à écrire des trucs intelligents dans mon journal pour quand les gens le liront quand je serai mort », confie le petit garçon, qui continue d’émouvoir sa créatrice. « Ce qui me touche, c’est d’avoir pu mettre en scène une certaine mélancolie, même si je ne crois pas que la série soit triste. La mélancolie, ça me rend heureuse. »
Samuel, mercredi 18 décembre à 20h50 sur Arte