Toy Story 4 (W9) : A quel jouet la chanteuse Angèle prête-t-elle sa voix ?

Publié le 4 avril 2023 à 10:17
2019 Disney/Pixar.
Vingt-quatre ans après le premier Toy Story, Woody et ses copains se retrouvaient, en 2019, pour la quatrième fois, dans une aventure foisonnant de trouvailles visuelles et de nouveaux personnages.

Andy parti étudier à l’université, ses jouets, le cow-boy Woody, Buzz l’Éclair, Jessie, M. et Mme Patate, Bayonne le cochon tirelire et les autres, appartiennent désormais à Bonnie, petite fille croisée à la fin de l’opus précédent. Woody a perdu sa place de favori, mais ne demande qu’à reprendre du service. Au fond, sa raison d’être est de faire le bonheur de ses jeunes propriétaires. Inquiet pour la fillette, qui fait son entrée à la maternelle, il se glisse dans son cartable afin de veiller sur elle. Pauvre Woody, il va avoir du fil à retordre… 

Une Fourchette pas bête 

À chaque épisode, son coup de génie. Dans le premier, c’était l’arrivée du ranger de l’espace, Buzz l’Éclair, qui détrônait Woody dans le coeur d’Andy ; Jessie et Pile-Poil, le cheval tout mou, dans le deuxième ; Lotso, le despotique nounours rose, dans le suivant. Ici, la reine du coffre à jouets, c’est une fourchette en plastique que Bonnie a trouvée dans une poubelle et transformée en bonhomme approximatif. Deux boutons pour les yeux, une bouche de traviole en pâte à modeler, des bras en cure-pipe pelucheux… et la voilà qui passe de condition de déchet à celui de doudou dépressif. On l’adore ! "Le challenge était de doter Fourchette d’une psychologie complexe et d’arriver à exprimer son éveil philosophique : après tout, elle est comme un bébé qui découvre le monde", précise le réalisateur, Josh Cooley. 

La caverne d’Ali Baba 

Le magasin d’antiquités, où Andy et ses amis se retrouvent enfermés, est "la" grande réussite du film. Dix mille accessoires ont été créés par le département des décors et rangés dans un entrepôt virtuel, sur ordinateur, avant de trouver leur place définitive. Parmi les tables, les miroirs, les piles de vaisselle, les lustres, les vitrines remplies d’un merveilleux bric-à-brac, vivent des jouets abandonnés. Ainsi, les habitants de cette caverne d’Ali Baba sont sous la coupe de Gabby Gabby, poupée des années 50 bien conservée, mais aigrie (personne n’a voulu l’acheter), et de sa horde de marionnettes flippantes. La chanteuse Angèle lui prête un timbre de voix digne d’un film d’horreur. 

Le retour de la Bergère 

Qu’est devenue Bo Peep, la poupée de porcelaine, flanquée de ses blancs moutons, qui vivait sur un pied de lampe ? Personnage secondaire dans les deux premiers opus, elle est cette fois au centre de l’intrigue. Les scénaristes lui ont inventé le destin d’un jouet perdu : Bo est libre, épanouie, autonome, loin de la sécurité d’une chambre d’enfant. Pour le réalisateur, " sa situation représente la pire peur de Woody, mais aussi sa meilleure chance d’évoluer. Je ne voulais surtout pas perdre cette complexité. Elle est dans l’ADN de Toy Story". Woody devra choisir entre une vie tranquille avec ses compagnons de chambrée ou une nouvelle existence pleine d’imprévus avec sa bergère… vers l’infini et l’au-delà, dirait Buzz l’Éclair.

Toy Story 4 : mardi 4 avril à 21h05 sur W9

Isabelle Magnier 

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