Présentée en septembre dernier au Festival de la Fiction de La Rochelle, la série Désenchantées, adaptée d’un roman de Marie Vareille, arrive ce mercredi soir en prime time sur France 2. Oscillant entre passé et présent, elle suit notamment Fanny, une journaliste envoyée par sa rédaction dans sa ville natale pour un reportage sur la disparition, il y a 20 ans ,de la jeune Sarah Leroy, 15 ans.
Marie Denarnaud sur "l’anomalie TF1"
Cette journaliste qui replonge dans les blessures du passé est incarnée par Marie Denarnaud, l’inoubliable interprète du commissaire Hazan dans HPI, la série culte de TF1. Si la comédienne se réjouit du succès fou remporté par cette fiction policière décalée portée par Audrey Fleurot et Mehdi Nebbou, elle ne cache pas qu’un tel projet sort un peu du reste de sa filmographie. "Moi, France Télévisions est le premier employeur de toute ma vie depuis 25 ans. Donc, TF1, c’était une anomalie dans mon travail. C’est une chouette anomalie ! Au départ, TF1 ne voulait d’ailleurs pas de moi. Je dirais que France 2 c’est aussi ma famille. C’est un endroit où il y a quand même un vrai travail autour de films qui parlent de la société. Et moi, c’est vraiment quelque chose qui m’importe et qui m’intéresse depuis longtemps. France 2 a été une vraie partenaire pour moi. Et puis moi, je dirais que j’ai eu la chance que ce soit vraiment un vrai partenaire pour moi car la chaîne m’a confiée en premier des vrais beaux rôles. Je leur dis merci et j’espère que ça va durer", a-t-elle confié en septembre dernier lors de la conférence de presse de Désenchantées.
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L’effet HPI pour Marie Denarnaud
Marie Denarnaud ne regrette absolument pas la belle aventure HPI, bien au contraire. La comédienne se réjouit que des fans de la série, qui suivent son actualité, découvrent ainsi d’autres projets vers lesquels ils ne seraient jamais allés avant. "J’ai vécu un truc fou l’année dernière. Je jouais un truc vraiment raide au théâtre, un spectacle adapté de King Kong Théorie de Virginie Despentes. On m’a dit que des gens m’attendaient à la sortie. C’était des Morganettes, des fans de HPI qui se baladent en meute. Ce sont vraiment des gens spéciaux. Et ils étaient tous là, certains en larmes. Je pense que 80% d’entre eux n’étaient jamais allés au théâtre. Il y avait plein de questionnements. J’ai pleuré… Je me suis dit que si je n’avais pas fait HPI, ils ne seraient jamais venus dans ce théâtre. Je trouve ça fou".