On s’y prend à deux fois avant de pousser les grilles de cette immense demeure plantée au milieu d’un parc verdoyant. Durant plusieurs semaines, ce bâtiment imposant du Rueil-Malmaison en région parisienne, est le théâtre d’une série très attendue : l’adaptation des films Maison de retraite pour TF1. Les canards sont les premiers à nous accueillir, suivi de près par Kev Adams et son coréalisateur Claude Zidi Jr.
Après le succès en salle des deux volets de la comédie qui marquait la rencontre entre un jeune délinquant et une bande de « petits vieux » pas nés de la dernière pluie, place à la fiction en six épisodes ! "On a pris le parti de redémarrer à la fin du 2. Mais on ne voulait pas perdre en cours de route les gens qui n’avaient pas vu les films. Évidemment, on retrouve les personnages emblématiques, à travers leur quotidien, mais cette fois-ci par le prisme de nouvelles recrues, à savoir trois jeunes qui effectuent des travaux d’intérêt généraux au sein de la maison de retraite", raconte Kev Adams.
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Le personnage de Milann, incarné par Kev Adams, va devoir laisser sa place de directeur du foyer Foyer Lino-Vartan à Adèle, son aide-soignante jouée par Stefi Celma (Dix pour cent). Et la nouvelle "recrue" de l’aventure est enchantée ! "Cette série, c’est un vrai mélange culturel, social et générationnel. Je n’ai pas encore été bizuté en trois mois de tournage mais de toute façon, je suis coriace !", plaisante Stefi.
Pendant ce temps, les pensionnaires sont en pleine partie de croquet, sous un soleil de plomb. "Ce sont des conditions de tournage particulières, avec des acteurs qui sont quand même très âgés… Liliane Rovère va avoir bientôt 94 ans. Mais c’est bluffant de les voir jouer et se taper des journées de 6-8 heures, avec autant d’énergie", confie Jarry, qui joue Alban, le chauffeur de bus de l’établissement. Entre chaque prise, la bande de vieux briscards s’octroie un peu de repos, à l’abri de la chaleur. "Ce n’est pas fatiguant de tourner, c’est vous qui me fatiguez ! On est dans un état quasi euphorique. C’est stimulant de travailler avec tous les copains", plaisante l’éternel râleur, Daniel Prévost.
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A ses côtés ? L’inégalable Chantal Ladesou, clouée dans un fauteuil roulant pour les besoins de son personnage. "Je peux avoir un petit verre d’eau ?", demande-t-elle avec un grand sourire. "C’est très gai comme tournage, parce que c’est toujours la même bande de vieux fous, on s’amuse beaucoup", nous confie-t-elle.
Kev Adams, qui a enfilé aujourd’hui sa casquette de réalisateur, prodigue quelques conseils tandis que Claude Zidi Jr rassure les troupes. "On refait une prise mais celle-ci est top !". Changement de décor pour la scène suivante dans le bureau de la directrice par intérim. Alors que la maison de retraite est sur le point d’être rachetée par un grand groupe, la colère gronde chez les résidents. "Claude, comment tu la vois ma réplique ?", s’inquiète Enrico Macias qui finit par trouver le bon tempo. "C’est la guerre ! C’est la guerre !", scande d’une seule voix les pensionnaires, bien décidés à ne pas plier sous le poids du capitalisme… La suite ? Il faudra attendre 2026 pour la connaitre !