Mortimer est un vrai gentil. C’est ce qui vous a plu chez lui ?
Thomas Ngijol : Oui, mais pas que… Jouer un tel héros, c’est reposant. Je sortais d’un tournage à l’univers dur, donc me retrouver dans quelque chose de doux, avec ces valeurs-là, ça m’a fait du bien. Dans la vie, j’essaie de transmettre de l’empathie. Dire cela peut sembler un peu Bisounours, mais on vit dans un monde tellement rude qu’il vaut mieux en avoir.
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Êtes-vous allé chercher au Québec ce que vous ne trouviez pas en France ?
Non, ils sont venus à moi, et je ne m’y attendais pas. Mais c’est tombé à point nommé. Il est vrai que certains ont une vision étriquée des comédiens venant de la scène, mais je ne cherche pas à faire du drame à tout prix. Je ne viens pas là avec un gilet et une chemise à faire le comédien tiraillé. Je suis Thomas Ngijol, j’aime rire mais la vie est aussi complexe, donc il peut aussi y avoir des rôles dramatiques. Moi, je veux vivre des expériences variées. La bienveillance de Florence Longpré (la créatrice et actrice principale de la série, ndlr) et du réalisateur, Guillaume Lonergan, m’a beaucoup touché. C’est important, dans ce métier, de travailler dans un tel cadre.
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Par sa simple présence, Mortimer parvient à faire passer beaucoup de choses…
Mes parents n’ont, des fois, pas besoin de dire grand-chose pour qu’on comprenne le message clair, net et précis qu’ils veulent vous faire passer. Il faut être un peu instinctif. Comédien, c’est un métier qui demande un peu ça. Pour moi qui fais de la scène, c’est un bel exercice d’essayer de condenser les mots et de ne pas être que dans le verbal. J’adore le silence, encore plus sur scène. Un bon spectacle, c’est aussi quand il y a des moments d’écoute et donc de silence. Il faut savoir en profiter, ça permet parfois de déclencher des rires ou d’autres émotions.
Empathie, lundi 1er septembre à 21h10 sur Canal+