Booder (Le Nounou) : « Je remercie TF1 d’avoir cru en mon projet et de le décliner dorénavant en série »

Publié le 17 février 2025 à 9:44
© STÉPHANE GRANGIER/ALEF ONE/TF1
INTERVIEW. Après le succès du premier épisode, Le Nounou devient une série, pour le plus grand bonheur de Booder, qui a fait naître ce personnage attachant.

Le premier volet, diffusé il y a un an, avait rassemblé 6,2 millions de téléspectateurs. Fort de ces audiences, étiez-vous plus serein pour appréhender ce nouvel épisode ? 

Booder : Serein, non, car dans ce métier, la sérénité n’existe pas vraiment. On est tout le temps en train de peaufiner, de récrire… Ce qui m’a plu, au-delà du succès d’audience, c’est que les messages que j’ai voulu communiquer à travers cette fiction, tels que le vivre-ensemble, le combat contre les préjugés ou le harcèlement scolaire, soient passés auprès du plus grand nombre. C’est ma victoire. Et je remercie TF1 d’avoir cru en mon projet et de le décliner dorénavant en série. 

Cette fois, Samir garde les enfants d’un couple de flics : Louise, une fillette surdouée, et ses demi-frères, qui sont en conflit permanent et lui mènent la vie dure. Là encore, vous faites passer des messages… 

Oui, il est question de combattre les idées reçues, notamment quand Louise menace son nounou, au prétexte qu’il est d’origine maghrébine, de dire à ses parents qu’il veut la forcer à porter le voile. On s’est beaucoup interrogés, avec les auteurs, sur cette réplique, qu’on a voulue drôle, à l’heure où tout ce que l’on dit peut être mal interprété. Idem quand on voit la mère de famille, incarnée par Joséphine Draï, fumer un pétard le soir, chez elle, alors qu’elle est flic, ou parler des problèmes d’effectifs dans son métier. On est dans un pays qui n’aime pas la police, mais en cas de besoin, c’est elle qu’on appelle à la rescousse. C’est grave et contradictoire. On tient à aborder ces problématiques de société et montrer que les policiers sont avant tout des êtres humains, qui, lorsqu’ils rentrent chez eux, ont aussi une vie de famille et des soucis.

"Je joue aussi de mon physique « cartoonesque » auprès des plus jeunes"

Dans cet épisode, Samir confie : « Les enfants m’aiment bien. » Est-ce le cas aussi pour vous ? 

Oui, et ça fait longtemps que j’ai leur sympathie. J’ai été éducateur de rue pendant onze ans. Je connais très bien le monde de l’enfance, qui est sans pitié, car les gamins n’ont pas de filtres, jusqu’à ce qu’on leur apprenne à en mettre. Je joue aussi de mon physique « cartoonesque » auprès des plus jeunes et je suis gentil. J’ai d’ailleurs toujours refusé les rôles de méchants, car j’ai choisi ce métier pour faire rire, pas pour faire pleurer. Tous mes travaux artistiques, qu’ils soient sur scène, au cinéma ou dans mon livre (Un bout d’air, éd. Hugo Doc, ndlr), ont été faits pour plaire aux familles ; sans vulgarité, obscénité ou violence. Et ça fait du bien de pouvoir partager des programmes et des spectacles avec ses enfants. 

À quand le prochain rendez-vous avec Le Nounou ? 

Ce sera pour avril ! Deux épisodes sont en cours d’écriture. Et je planche aussi sur deux autres projets de longs-métrages.  

Le Nounou, lundi 17 février à 21h10 sur TF1

Par
Adeline Quittot