Nightsleeper (TF1) – Pourquoi il ne faut surtout pas rater cette série inspirée de 24 Heures chrono et de Speed

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:34
© EUSTON FILMS 2024
Tourné en studio à Glasgow, en Écosse, ce thriller ferroviaire nous embarque dans une intrigue explosive sur fond de piratage informatique.

Un train qui fonce à toute allure dans la nuit… sans conducteur. Contrôlé à distance par un ou des inconnus se faisant appeler The Driver (le conducteur). Dans ce train, douze passagers. Ce pourrait être n’importe où. Cela se passe en Grande-Bretagne, sur la ligne Glasgow-Londres, avec, pour destination finale et peut-être fatale, la capitale du pays. Comment faire pour arrêter ce train et sauver les passagers ?

En six épisodes de 45 minutes, Nightsleeper, nouvelle mini-série britannique diffusée mi-septembre sur la chaîne BBC One, promet de tout fracasser. À la manoeuvre pour concocter ce mélange entre Speed et Runaway Train : le scénariste Nick Leather (The Control Room, Suspicion). Celui-ci s’est amusé comme un petit fou à ménager un suspense d’enfer, multipliant les chausse-trappes et jouant avec les nerfs des téléspectateurs. « J’ai toujours eu en tête de créer une série se déroulant en temps réel (le trajet en train entre Glasgow et Londres dure 4 heures 44 minutes), et j’avais aussi très envie d’exploiter le thème du piratage informatique. Le problème, c’est que dès qu’il s’agit de piratage, on passe à quelque chose de global, et cela devenait vite trop gros. Alors, j’ai commencé à réfléchir aux différentes cibles à attaquer. » 

Après avoir envisagé plusieurs possibilités, Nick s’arrête sur l’idée d’une attaque du réseau ferroviaire britannique. « On pouvait ainsi se concentrer sur un seul train bien spécifique. Le projet a alors pris un peu l’esprit du Crime de l’Orient-Express, version XXIe siècle. On pouvait aussi y injecter un peu de 24 Heures chrono, un peu du film Speed, et y ajouter d’autres éléments pour transformer tout ça en une série qui, nous l’espérons, se distingue des autres. » 

HORS DE CONTRÔLE 

Résultat ? Un thriller ferroviaire filant à toute vitesse avec, dans l’un des rôles principaux, le comédien anglais Joe Cole, découvert dans Skins et, surtout, Peaky Blinders avec le rôle de John Shelby. Dans Nightsleeper, il incarne Joe Roag, un policier en fuite soupçonné d’avoir subtilisé l’équivalent de 200 000 euros chez un suspect, et qui se retrouve, semble-t-il, par hasard à bord de ce train fou. Un téléphone satellite le relie à Abby Aysgarth (Alexandra Roach), la directrice du centre national de cybersécurité, qui tente de reprendre le contrôle de la situation et d’empêcher une catastrophe.

« Mon personnage a le tempérament d’un chef de bande et sait fédérer les gens autour de lui, décrypte Joe Cole. Au départ, c’est pourtant un loup solitaire. Graduellement, il apprend à coopérer avec les uns et les autres, d’autant qu’il réalise vite que si tout le monde n’est pas soudé derrière lui, il n’arrivera jamais à stopper l’engin. » Si les séquences à bord du train ont été tournées en studio dans les environs de Glasgow, les images des paysages qui défilent derrière les vitres ont été pré-filmées pour être ensuite projetées sur des écrans Leds et donner aux comédiens, ainsi qu’aux téléspectateurs, l’illusion d’être vraiment à bord. Bon voyage ! 

Nightsleeper, mercredi 9 octobre à 21h10 sur TF1

Par
Frédérick Rapilly