« Va-t’en, je ne veux pas que tu me vois mourir » : Les confidences bouleversantes de Philippe Risoli sur la mort de son père (VIDÉO)

Publié le 6 septembre 2023 à 10:38
À l'occasion de la sortie de son livre "Dites bien à mon fils que je l'aime", Philippe Risoli a partagé un témoignage poignant sur la relation qu'il entretenait avec son père.

"Dites bien à mon fils que je l’aime." Ces mots forts sont les derniers prononcés par le père de Philippe Risoli avant sa mort en 2021. C’est aussi le titre du dernier livre publié par l’ancien animateur de télévision. "J’ai trouvé cette phrase bouleversante parce qu’avec mon père, on ne s’était jamais dit qu’on s’aimait", expliquait Philippe Risoli lors d’un récent entretient accordé à Télé 7 Jours.

Ce mercredi 6 septembre, Philippe Risoli était invité de l’émission Culture Médias diffusée sur Europe 1 afin de présenter son ouvrage. L’occasion pour celui qui fêtera ses 70 ans le 9 septembre prochain de se confier davantage sur la mort de son papa : "Mon père nous a quittés il y a maintenant deux ans, pratiquement jour pour jour, dans des souffrances assez terribles. Il souffrait d’un cancer de la plèvre, dû à l’amiante, c’est-à-dire que ça comprime le poumon et que l’on n’arrive plus à respirer. Je l’ai vu la veille de son décès au CHU d’Amiens. Il m’a dit : « Va-t’en, je ne veux pas que tu me vois mourir. » C’était dur pour moi. J’ai fini par partir, puisque c’était son souhait."

"Le lendemain, l’infirmière m’a appelé en me disant qu’il venait de partir, apaisé", poursuit Philippe Risoli, avant d’évoquer les derniers mots prononcés par son père sur son lit de mort. "Avant de fermer les yeux définitivement, il a dit : « Dites bien à mon fils que je l’aime »." Par la suite, l’ex-présentateur vedette de TF1 s’est livré sur la relation spéciale qu’il entretenait avec son père : "J’avais des rapports rugueux avec mon père. On s’adorait, mais c’était un fils d’immigré italien. La petite enfance pour lui, ça avait été la guerre. Ce n’était pas évident d’être Italien pendant la deuxième guerre mondiale, pendant l’Occupation ici à Paris. Il avait lui-même une éducation assez stricte, et il a un peu reproduit ce schéma avec moi. Donc on n’avait parfois un petit peu de mal à se comprendre. Sur la fin de sa vie, il s’est mis à me raconter son enfance, son adolescence, et ça m’a inspiré. Je lui ai dit : « Je vais écrire un bouquin là-dessus ». On ne s’était jamais vraiment parlé, je ne connaissais finalement rien. J’ai un nom à consonance italienne, mais je suis Français à 100%."

Par
Benoît Lesueur