C’est Jane, Birkin Jane. Tel est le nom du livre de Gabrielle Crawford qui sort le 2 octobre prochain aux éditions Actes Sud. Meilleure amie de la chanteuse et actrice, la photographe d’origine britannique a décidé de raconter avec tendresse et sans fard celle qui est morte en juillet 2023. "Le portrait d’une Jane Birkin privée, par sa meilleure amie de toujours, la photographe Gabrielle Crawford, enrichi de témoignages de son plus proche entourage (ami, collaborateurs, famille). Un texte touchant, intime, mais toujours pudique, qui laisse découvrir une femme généreuse, fougueuse, talentueuse, joyeuse et combative face aux épreuves de la vie", précise la maison d’éditions.
Jane Birkin "abonnée aux somnifères"
Interrogée par Paris Match à l’occasion de la sortie de ce livre, Gabrielle Crawford révèle "qu’on imagine beaucoup de choses fausses sur Jane Birkin". Celle qui a été son amie et confidente pendant plus de soixante ans affirme ainsi que la chanteuse et actrice n’a jamais pris de drogue, à part quelques joints. Mais elle ajoute par contre qu’elle était "abonnée aux somnifères". "Je n’ai jamais vu quelqu’un prendre autant de somnifères sans réussir à dormir. Elle les distribuait généreusement, à la fin des repas. Dès qu’elle déménageait quelque part, son premier ami était le pharmacien du coin. Les officines de France ont dû essuyer une importante perte de revenus après sa disparition", glisse-t-elle avant d’évoquer aussi une autre facette méconnue de Jane Birkin, son recours à de rares injections au visage. "Elle manquait de confiance alors qu’elle avait tout pour elle. A part, de temps en temps, des injections dans le front, elle ne faisait rien. Elle était d’une beauté renversante mais ne cessait de s’extasier sur le physique des autres".
À lire également
Jane Birkin face à la mort
Revenant sur la disparition de celle qui était la mère de Lou Doillon, Charlotte Gainsbourg et Kate Barry (morte en décembre 2013), Gabrielle Crawford affirme que le regard de Jane Birkin sur la mort avait changé avant son décès. "Elle n’avait pas peur de la mort et elle était persuadée qu’elle pouvait accompagner les gens jusqu’à la dernière seconde. Elle aimait être utile. Jane était la première à rendre visite à ses amis à l’hôpital. Sur la fin, une fois, elle m’a confié avoir peur de mourir", révèle ainsi son amie.